Minimum pas vital

Publié le par Claude Léa Schneider

Jacques Schneider à une conférence de presse.
Jacques Schneider à une conférence de presse.

"Minimum pas vital et matière grise au rabais"

Quelques phrases choc extraites de cet article sur l'avenir sacrifié des jeunes, daté du 28 novembre 1947.

L'avenir n'existe que dans les discours

Il est indéniable que, mis à part quelques privilégiés, la vie n'est guère facile à l'heure actuelle pour le commun des mortels.

Un étudiant, ce n'est pas un capital qui rapporte sur l'heure, alors ce n'est pas intéressant. Et c'est bien là le drame de notre politique à courte vue. On travaille à la petite semaine. On ne construit pas ; on "rabiboche".

L'avenir n'existe que dans les discours. Lorsqu'il s'agit de l'élaborer, il n' y a plus personne.

Nous avons un gros défaut en France

(...) Un mot est actuellement à la mode : minimum vital. Pour l'étudiant il n'y a pas de minimum vital légal.

Si l'on peut assez facilement tirer les conséquences sociales de cet état de fait, la majorité des gens n'imaginent pas qu'il puisse avoir des résultantes politiques. Et cependant, il y en aura.

Nous avons un gros défaut en France. Nous vivons difficilement avec notre siècle.

Dessin de Kroll
Dessin de Kroll

Une proie pour n'importe quelle propagande extrémiste

  • Les jeunes (...) sont les plus atteints par la situation économique actuelle.
  • Résultat : si les étudiants ne sont pas soutenus par cet omnipotent qui a nom État, si leur pauvreté se transforme en misère, on en fait des aigris.
  • Et chacun sait fort bien ce que, sur le plan politique, on est en droit d'attendre de jeunes déçus, heurtés, blessés par ceux qui auraient dû les aider.
  • Une sensibilité exacerbée, une intelligence surchauffée, dans un corps défaillant, est la proie la plus magnifique que puisse trouver n'importe quelle propagande extrémiste.
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