Un pape rue Jeannin à Dijon ?

Publié le par Claude Léa Schneider

 Portait du Pape Pie VI en 1775 par Pompeo Batoni

Portait du Pape Pie VI en 1775 par Pompeo Batoni

Bonjour à tous,

Je relaie ici une info et une conférence qui intéresseront sans doute les amateurs de l'histoire de Dijon, et particulièrement les habitants de la rue Jeannin,

et  plus encore les adhérents et amis de l'association Jeannin Janime

du Quartier Jeannin.

 

Mercredi 7 février 2018, 18 h, à la Salle de l’Académie

(5, rue de l’École-de-droit-21000 Dijon )

conférence d'Édouard Bouyé

(directeur des Archives départementales de la Côte-d’Or)

« Pie VI otage au 45, rue Jeannin à Dijon ?

Un projet mort-né (1799) » 

dans le cadre du cycle de conférences organisées par

l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon

 

Dijon, 45 rue Jeannin, hôtel Berbis de Longecourt

Dijon, 45 rue Jeannin, hôtel Berbis de Longecourt

Voici le texte de présentation de la conférence d'Edouard Bouyé :

 

"Le pape Pie VI, prisonnier du Directoire, meurt à Valence le 29 août 1799, épuisé par la vieillesse, la maladie et les épreuves. Ordre avait pourtant été donné par Paris, le 22 juillet précédent, de le transférer à Dijon. Mais, ce transfert étant jugé incompatible avec son état de santé, Pie VI reste à Valence et y meurt.

(Ne pas) voir Dijon et mourir : ce non-événement a une histoire qui révèle des ressorts du Directoire finissant.

qui joue depuis l’an II au chat et à la souris avec déloger un suspect, Nicolas-Philippe Berbis, marquis de Longecourt, un problème d’ordre public (puisqu’il s’agit d’un otage à surveiller) mais aussi politique (car maltraiter le vieillard créerait du scandale). Il permet en tous les cas de aux autorités dijonnaises Sur fond d’incertitude militaire et de confusion politique, les autorités constatent à la fois le succès mitigé des nouveaux cultes et l’assagissement des « fanatiques ». L’embarrassant ordre du Directoire pose est choisie pour mettre Pie VI en lieu sûr. ville-étape sur la route de Paris, ville-repli en retrait du théâtre italien de la guerre, Dijon,
la Révolution : jamais émigré, toujours suspect, parfois incarcéré, on trouve enfin une bonne raison de l’expulser de son somptueux hôtel du 45, rue Jeannin.

La correspondance échangée pendant ces dix jours où Dijon se prépara à recevoir l’illustre, égrotant et encombrant vieillard révèle en creux, dans l’ambiance crépusculaire du Directoire dont chacun pressent la fin, l’attachement, inattendu et paradoxal, à la personne du pape, que Chateaubriand perçoit et exprime quelques mois tard dans Le Génie du Christianisme."

 

 

Salle de l'Académie à Dijon et logo
Salle de l'Académie à Dijon et logo

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Publié dans Jeannin Janime

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