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Grande Guerre : de "la Pyro" (Bourges) à Dijon

Publié le par Claude Léa Schneider

"la Pyro" à Bourges (photo Archives départementales du Cher)

"la Pyro" à Bourges (photo Archives départementales du Cher)

Ce n° 8 des Inédits de la Grande Guerre commence une série de sept épisodes consacrés à de larges extraits de  lettres d'Apolline Soichot à son mari, Henri Soichot qui était serrurier rue Berbisey à Dijon.

Henri Soichot est mobilisé et affecté à Bourges au 37e régiment d'artillerie. Ce régiment regroupe des ouvriers et des techniciens qui étaient chargés de la fabrication des obus de 75.

Il est  personnellement affecté aux ateliers de fabrication des fusées éclairantes, la "Pyro".

La famille Soichot  a des vignes à Marsannay-la-Côte. Apolline se partage  entre l'atelier de la rue Berbisey qu'elle essaie de maintenir en activité avec l'aide des vieux ouvriers et les vignes de Marsannay.

Les lettres d'Apolline forment une sorte de chronique de la Grande Guerre vue de Bourgogne

Pour écouter des extraits de ses lettres de mars 1915, cliquez sur le lien STATION SIMONE en fin d'article.

Pour rester dans le thème de la correspodance pendant  la Grande Guerre

Pour rester dans le thème de la correspodance pendant la Grande Guerre

Photos Archives départementales de la Côte d'Or
Photos Archives départementales de la Côte d'Or

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Vignes, vin et Grande Guerre

Publié le par Claude Léa Schneider

image-fournie-Historial-Peronne-montrant-poilu-tenant-plusieurs-bouteilles_2_729_1095

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Au front,  bien des Poilus vignerons pensent à leurs vignes, tandis que leurs épouses essaient de mener à bien le travail nécessaire sur les exploitations, à la recherche d'aides valides ... Suivez l'épisode 7 des Inédits de la Grande Guerre.

Pas de roman (à ma connaissance) à vous proposer qui décrive le travail des femmes aux vignes pendant la Guerre de 14, hélas. Si vous en connaissez, merci de proposer des titres en commentaire.

En revanche, on trouve quelques ouvrages et des articles récents sur le rôle du vin pendant la Grande Guerre.

Pour écouter Les Inédits de la Grande Guerre, c'est ici chaque mercredi à 14h et chaque dimanche à 20h.

https://www.radionomy.com/fr/radio/21stationsimone/index

en podcast : http://stationsimone.free.fr

Nouveau : vous pouvez aussi cibler ce code à l'aide de votre mobile (téléchargez une application gratuite comme "Scanner QR")         R

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Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre
Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre
Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre

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Photos Archives départementales de la Côte d'Or
Photos Archives départementales de la Côte d'Or

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Grande Guerre : Louis Pergaud et Roland Dorgeles

Publié le par Claude Léa Schneider

Grande Guerre : Louis Pergaud et Roland Dorgeles

Episode 6 : "Rien ne vaut la Bourgogne."

Alors que les Poilus bourguignons sont ballottés au gré des affectations, des ordres et des contre-ordres, plus d'un pense avec nostalgie à sa chère Bourgogne !

Retrouvez ces inédits lus par Edouard Bouyé, directeur des Archives départementales de la Côte d'Or sur STATION SIMONE.

Bourgogne et Franche-Comté : une occasion de vous présenter le Carnet de guerre de Louis PERGAUD  publié pour la première fois en intégralité  en ... 2011 !

Carnet de guerre, de Louis Pergaud. Éditions établie par Françoise Maury. Suivi d'Un tombeau pour Louis Pergaud, par Jean-Pierre Ferrini. Le Mercure de France, 158 p., 6,80 €.

Louis PERGAUD, né en 1882 à Belmont  près de Besançon (Doubs), passe la première partie de  sa (courte) vie dans sa Franche-Comté natale où il fut instituteur et eut tout le loisir d’observer le langage et les jeux des gamins que l’on retrouve dans La Guerre des Boutons (qu’il écrit cependant à Paris en 1912), et la vie des bêtes  dans De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910 (opposé à Colette et Apollinaire …). Le Roman de Miraut, chien de chasse paraît en 1913.

Il est mobilisé le 3 août 1914 et, bien que pacifiste et antimilitariste, il  part tout de même dans l’enthousiasme, comme tant d’autres. Mais il déchante vite. Dès le 1er jour de sa mobilisation il  note sur son carnet au jour le jour et presque toujours dans l’urgence sa vie de Poilu.

Son carnet s’arrête au  6 avril 1915.  En effet le 7 avril 1915, il écrit à sa femme : « Je te conterai plus tard des histoires émouvantes et terribles, et gaies aussi …En attendant, il faut s’armer de patience et de courage. »

Louis Pergaud en tenue militaire. Photo http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/recits/lp2.jpg

Louis Pergaud en tenue militaire. Photo http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/recits/lp2.jpg

Dans la nuit du 7 au 8 avril 1915, dans le secteur des Eparges, l’ordre arrive d’attaquer la cote 233. Louis PERGAUD  dirige le peloton de tête. Au matin, il est porté « disparu ». Il avait 33 ans.

Fiche militaire de "Louis PERGAUD porté disparu" ici :

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czoxMzoic3BlY2lmX2N

Son corps n’a jamais été retrouvé, cependant on en sait peut-être davantage aujourd’hui sur les circonstances exactes de sa mort.

Pour en savoir davantage, voir le chapitre « mort » ainsi que les notes d’y rapportant   de cet article : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pergaud

On peut penser que les notes laconiques et crues du Carnet de  PERGAUD étaient destinées à être reprises ultérieurement sous une forme plus élaborée.

Pour en savoir davantage sur le  Carnet de guerre  de Louis Pergaud, lire des commentaires et divers liens, je vous recommande le site Babelio :

https://www.babelio.com/livres/Pergaud-Carnet-de-guerre-suivi-deUn-tombeau-pour-Louis-/317700

 

 

 

Autre ouvrage publié en 2006 par "Connaissance de la Meuse"

Autre ouvrage publié en 2006 par "Connaissance de la Meuse"

Et puisque "Rien ne vaut la Bourgogne", une occasion de revenir sur un livre célèbre  qui a été écrit à Longvic (Côte d'Or)

 

Car ce  n'est pas un hasard si le collège de Longvic (21355) s'appelle Roland DORGELES.

Roland DORGELES (1885-1973), qui vivait à Paris dans le quartier de Montmartre, s'engage en 1914, rejoint en 1915 l’aviation française et devient instructeur. Il loge au 9, route de Dijon à Longvic, et entre deux séances d'instruction, il travaille à son roman Les Croix de bois qu'il termine en 1917.

 

Le roman Les Croix de bois paraît après guerre,en 1919, reçoit le prix Femina après avoir manqué de peu le prix Goncourt qui est attribué  à  A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel PROUST par  6 voix  contre 4 ...

Six voix d'un jury qui a fort heureusement décelé tout ce que PROUST avait de novateur, car même si le roman de Roland DORGELES est un témoignage poignant de la Grande Guerre vécue au jour le jour, le style en lui-même n'apporte rien de vraiment  nouveau. Mais ce livre le rend immédiatement célèbre.

En plus des Croix de bois  Roland DORGELES consacre quatre ouvrages à l'épreuve de la guerre et des tranchées, dans des genres très divers !

La machine à finir la guerre (1917)

La Cabaret de la Belle Femme (1919)

Saint Magloire (1922)

Le Réveil des Morts (1923)

il entre ...à l'Académie Goncourt en 1929 et écrit de très nombreux romans, reportages, récits de voyages.

Une citation : "Serons-nous jamais lavés de tant de souffrance ?"

 

 

cliquez sur la flèche pour découvrir les 5 couvertures.
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Le pont de Longvic : la plaque se trouve à droite de l'enseigne bleue que l'on aperçoit tout à fait à droite de la photo.

Le pont de Longvic : la plaque se trouve à droite de l'enseigne bleue que l'on aperçoit tout à fait à droite de la photo.

Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud)  d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.
Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud)  d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.

Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud) d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.

Photos Archives départementales de la Côte d'Or
Photos Archives départementales de la Côte d'Or

Photos Archives départementales de la Côte d'Or

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