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Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Publié le par Claude Léa Schneider

Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Bonjour à tous,

Une animation du Quartier Jeannin à Dijon, qui associe Jeannin Janime, Arteggio, les Archives départementales de la Côte d'Or, trois musiciens dont le violoniste Thierry Juffard - article ici http://www.almanachdeclaudelea.com/2016/09/thierry-juffard-violoniste.html et Les Yeux de Goethe, et que nous sommes très heureux et fiers de vous proposer ! Vous en saurez davantage sur le document ci-dessous.

Une  dégustation "d'époque" est comprise dans le prix du billet.

Venez nombreux !

 

Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Merci et excellente année 2017 !

Publié le par Claude Léa Schneider

Merci et excellente année 2017 !

Publié dans Archives

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Noël en banlieue au temps de la Guerre froide

Publié le par Claude Léa Schneider

Révolte des Améridiens contre le Dakota Access Pipeline (2016)

Révolte des Améridiens contre le Dakota Access Pipeline (2016)

Un conte de Noël écrit spécialement pour vous ! c'est ma dernière chronique du Club Sandwich 2016. (Club Sandwich n°14 du 18 décembre 2016)

Noël en banlieue au temps de la Guerre froide

L’histoire commence en banlieue parisienne à ¼ d’heure de Paris, quand j’étais enfant. Ma famille se partageait entre la banlieue sud-est et la banlieue ouest : Gare de Lyon, Gare St Lazare. J’aime les banlieues. Et j’aime les trains de banlieue.

Dans ma famille, certains du sud-est étaient plutôt à l’Ouest, enfin politiquement. Et d’autres de l’ouest penchaient un peu vers l’Est.  Parfois, grosses prises de bec Est-Ouest  le dimanche midi : le Rideau de Fer venait s’abattre au milieu la table de la salle à manger et la Guerre Froide  faisait refroidir le rosbif aux haricots verts.

Et puis, à l’heure du goûter, tout redevenait comme avant : personne n’ayant jamais convaincu personne.

L’éclaircie venait en milieu de semaine avec le Journal de Mickey que mon père rapportait avec Le Canard enchaîné dont certains dessins réconciliaient les adultes dans un même éclat de rire.

Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey
Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey
Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey
Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey
Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey

Canard enchaïné, dessin de Siné, construction de la tour Esso à La Défense, hall du CNIT et Journal de Mickey

Dans ma famille, personne n’était franchement « communiste », ni « impérialiste ». Simplement, ils avaient deux façons de croire à la même utopie : celle du Progrès, avec P majuscule aussi haut que les Tours de la Défense  alors en construction.  C’était leur conte de Noël à eux, à la génération des grands-parents et des parents qui fredonnaient encore la chanson du film : « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main. »

Aujourd’hui, on aimerait bien que Poutine et Donald Trump ne se la donnent pas trop, la main…

Chez nous le clivage est-ouest était beaucoup plus technologique qu’idéologique. C’était particulièrement sensible aux vacances de Noël quand on nous emmenait voir des spectacles à Paris dans les 2 immenses salles de cinéma qui nous éblouissaient de technique. On allait au Cinérama-technologie  américaine avec son écran courbe de 600 m2 -  voir La Conquête de l’Ouest ou au  Kinopanorama- technologie soviétique  avec ses 98 haut-parleurs- pour découvrir L’URSS à cœur ouvert. Deux beaux films de propagande, quoi !

 

Salle du Kinopanorama, affiches et  Renault Frégate transfluide.
Salle du Kinopanorama, affiches et  Renault Frégate transfluide.
Salle du Kinopanorama, affiches et  Renault Frégate transfluide.
Salle du Kinopanorama, affiches et  Renault Frégate transfluide.

Salle du Kinopanorama, affiches et Renault Frégate transfluide.

 Ça fait plaisir d’apprendre aujourd’hui que les Amérindiens sont en train de gagner leur combat contre le Dakota Access Pipeline.

 Et puis, vous ne saviez pas ? Le nom de naissance de Kirk Douglas, qui vient de fêter ses 100 ans,  c’est Issur Danielovitch,  fils de migrants juifs russes.

Certaines radios disaient que Youri Gagarine, avait vu dans l’espace « des couleurs qui n’existent pas sur Terre », ce qui nous faisait beaucoup rêver, mon père et moi. Impossible,  avait dit mon oncle, ingénieur et pragmatique, c’est  physiquement et physiologiquement impossible !

À l’école, nos maîtres et nos maîtresses nous faisaient écrire comment on voyait notre vie  à l’horizon du mythique an 2000. Et dans nos rédacs, on ne se déplaçait qu’en soucoupes volantes, vraiment plus rapides que les 2CV,  Simca et autre Frégate transfluide  et on ne se nourrissait que de pilules, bien moins dégueulasses que les endives qu’on nous forçait à finir dans nos assiettes.

 Et vous, vous la racontez comment  votre vie en … 2050 ?

Noël en banlieue au temps de la Guerre froide Noël en banlieue au temps de la Guerre froide

Dans les spectacles parisiens de fin d’année, il y avait aussi le duel Holiday on ice VS Ballets Moïsseïev. J’avais une nette préférence pour Moïsseïev et un léger tropisme vers l’Est, pour des raisons culturelles, préférant, à cet âge-là, la balalaïka à la musique country et les Contes et Légendes de la Taïga à ceux du Far West.

 Au retour du spectacle, sur notre chère ligne de banlieue omnibus, pleine à craquer, qui sentait le radiateur surchauffé et le tabac, j’écoutais l’accélération progressive du train et le bruit des bogies sur les rails que je rythmais dans ma tête sur l’air de Kalinka, ma danse russe préférée : Kalin Kamalin Kakalin Kamaya…

Et de retour à la maison, dans la chaufferie du sous-sol qui me servait à la fois de scène de théâtre et de piste de danse, je m’essayais aux sauts de chat des Danses  polovtsiennes du Prince Igor, de Borodine, un truc qui te tue littéralement  les genoux !

À la fin du 1er trimestre de 6ème, avant les vacances de Noël,  la prof de dessin nous ayant demandé de faire une carte de vœux, j’avais collé des clochers à bulbes en papier doré sur une feuille de Canson bleu nuit. Tiens, le Kremlin ! avait dit la prof sur un ton amusé. Et dans le regard crispé que m’avaient lancé certains de la classe, j’avais compris qu’un Rideau de Fer culturel passait aussi par-là !

Aujourd’hui, on dit sobrement « les années 2000 » que nous avons vécues … pour ce qu’elles valent. En cette fin 2016, Fidel Castro est mort. On ne se déplace toujours pas en soucoupe mais on croise encore des 2CV, c’est elles qui sont devenues mythiques !

 Il n’y a plus la Guerre Froide, on a délocalisé la Guerre brûlante et on a mis la Paix au congélateur. Aucune pilule ne remplace les endives et Thomas Pesquet, habillé comme vous et moi dans la Station spatiale devenue internationale, déguste des petits plats de grands chefs.

A Noël les  gens vont s’offrir des caméras 360° et des  casques de réalité virtuelle, mais malgré ça nos lignes de banlieue devenues  ligne L du Transilien et D du RER sont toujours aussi pleines à craquer. Seule l’odeur du tabac a disparu.

Et depuis le temps que je vis en Bourgogne, je rêve- c’est mon conte de Noël à moi- que Dijon serait le cœur  d’une immense étoile de lignes de RER, qui rayonneraient sur la région, comme les S autour de Berlin. Le surnombre des voitures individuelles étant devenu enfin obsolète,  ces trains nous emmèneraient tous à travers la campagne bourguignonne débarrassée à jamais de l’exploitation des animaux  et de la chimie tueuse,  et ils  ne laisseraient personne à quai, ni les démunis, ni les migrants, ni les exclus.

Et le bruit des bogies sur les rails, à chaque accélération ferait joyeusement….

Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour écouter la musique de Kalinka.

deux liens : http://www.telerama.fr/cinema/films/la-conquete-de-l-ouest,404913.php

http://streaming202.com/20919-l-urss-a-coeur-ouvert-film-vf-en-streaming.html

Le podcast de l'émission complète, c'est ici :

http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/club%20sandwich%20-%20SPECIALE%20NOEL.mp3

Club Sandwich  vous souhaite d'excellentes fêtes et vous dit à l'année prochaine.

Club Sandwich vous souhaite d'excellentes fêtes et vous dit à l'année prochaine.

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Trois mecs bien

Publié le par Claude Léa Schneider

Trois mecs bien

                       Puisqu’il y a déjà des galettes des Rois bien avant le 6 janvier, et  même avant Noël, je ne vois pas pourquoi  j’attendrais plus longtemps pour vous présenter mes Trois Rois Mages 2017, qui comme Les Trois mousquetaires, sont quatre.

Trois mecs bien et un extraterrestre, prometteurs pour l’avenir.

  • Mon 1er est un Allemand qui a claqué une porte anglaise
  • Mon 2ème est un Portugais qui a ouvert une porte internationale
  • Mon 3ème est un Français qui voudrait ouvrir les portes d’un tribunal
  • Mon 4ème est un Extraterrestre qui voudrait ouvrir les portes du Bien commun
  • Mon tout fait quatre Européens.

Ce n’est pas vraiment une charade, c’est une devinette à tiroirs, ou plutôt une devinette  à portes, vous allez voir :

  • Mon 1er  a claqué la porte du plus grand musée d’arts décoratifs et de design du monde, le Victoria & Albert Museum de Londres, qu’il dirigeait depuis 2011.
  • Mon 2ème  a réduit d’un tiers les effectifs dans les bureaux à Genève pour envoyer plus de personnel sur le terrain et répondre aux situations d’urgence.
  • Mon 3ème est professeur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, il enseigne un peu partout dans le monde,il a reçu cette année le Grand Prix de la Société Française d’Écologie et il reçoit couramment des messages d’insultes et de menace parce qu’il veut faire appliquer le principe de précaution.
  • Mon 4ème est un extraterrestre né à Paris, bardé de diplômes, docteur en maths appliquées, actuellement économiste en chef de l’Agence française de Développement mais aussi ordonné prêtre ! et il a des idées bizarres.

Vous  avez deviné ? non ?

  • Mon 1er  s’appelle Martin Roth
  • Mon 2ème s’appelle António Manuel de Oliveira Guterres, dit  Antonio Guterres.
  • Mon 3ème s’appelle Pierre-Henri Gouyon
  • Mon 4ème s’appelle Gaël Giraud
  • Martin Roth, premier directeur étranger du musée londonien, à qui on doit la grande exposition David Bowie qui a attiré plus d’un million de visiteurs à travers l’Europe, a annoncé sa démission  après la victoire du Brexit qu’il vit « comme une défaite personnelle ». Il a expliqué qu'il quittait « son poste pour mettre tout son poids dans la lutte contre les nationalismes en Europe ». On peut dire que c’est une décision courageuse.
  • Il va devenir leprésident de l'Institut des relations internationales, basé à Stuttgart.  Souhaitons-lui bonne chance !
  • Antonio Guterres a été élu Premier secrétaire des Nations Unies le 13 octobre dernier pour succéder à Ban Ki-Moon et il prendra ses fonctions au 1er janvier 2017.
  • C’est un grand défenseur des droits de l’Homme,très apprécié des ONG. Il a déclaré : « Je suis totalement engagé parce que je sais ce que j’ai ressenti à la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pendant dix ans. Vous ne pouvez pas imaginer ce que c’est que de voir de tels niveaux de souffrance ».
  • Il veut réformer « l'Organisation des Nations unies pour avancer vers plus de démocratie et d'efficacité de la communauté internationale, qui doit intensifier ses efforts pour veiller aux droits humains et à la paix. »
  • Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’a pas peur ! Souhaitons-lui vraiment beaucoup de courage ! Et aussi d’avoir l’occasion de travailler avec Martin Roth.
  • Pierre-Henri Gouyon n’a pas peur des mots non plus. Dans de nombreuses vidéos qu’on peut voir en ligne, il explique que le Procès de Nuremberg a démontré que le respect de la dignité humaine est supérieur aux ordres reçus et que  c’était une première.
  • Lui le scientifique explique qu’il ne faut pas avoir une foi aveugle dans la Science, que les scientifiques sont capables de faire le pire en pensant faire le bien, comme l’eugénisme.
  • Qu’on a basculé dans un eugénisme libéral qui tue la biodiversité et qu’on est en présence d’un danger irréversible qu’on est incapable de prévoir.
  • Et surtout, il veut qu’on applique le principe de précaution qui a étéinscrit en 2005 par Jacques Chirac dans la Charte de l’Environnement en annexe de la Constitution de la Ve République.
  • Et les portes qu’il veut ouvrir, ce sont celles d’un nouveau procès de Nuremberg contre tous ceux qui n’auront pas appliqué ce principe et auront  tué la biodiversité,  contre ces entreprises privées qu’il appelle des « super-organismes prédateurs » qui nous mettent en danger en toute impunité, car dit-il, « les États ont parfois reconnus leurs torts, les entreprises jamais. »
  • Je crois qu’on peut l’encourager aussi !
  • J’ai découvert très récemment le nom de l’extraterrestre final - Gaël Giraud- dans un numéro récent du magazine Télérama titré : « Vite ! une Nouvelle Société ».
  • Comment résister à ce titre ?
  • Dans une interview Gaël Giraud y déclare qu’une société doit avoir un projet qui lui permette d’aller de l’avant, pour que les gens aient à transmettre à leurs enfants des choses qui en vaillent la peine, que notre vieux modèle économique est périmé et« détruit tout sur son passage », et qu’il faut, je le cite : « une transition écologique qui créera du travail et donnera du sens  à nos vies. » Je vous renvoie à l’article qui est passionnant.
  • Eh bien vraiment, du fond du cœur, qu’il soit entendu !
Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon, Gaël Giraud
Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon, Gaël Giraud
Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon, Gaël Giraud
Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon, Gaël Giraud

Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon, Gaël Giraud

  • Retenez bien ces quatre noms : Martin Roth, Antonio Guterres, Pierre-Henri Gouyon et Gaël Giraud.
  • C’est vrai qu’il n’y a pas de femmes dans mon quarté. Il y aurait pu y en avoir. Mais ce sera pour une autre fois. Et je vous avais promis des Rois Mages.
  • Qu'ils vous apportent ce message que je résumerai ainsi  :
  • Dans la vie, il faut parfois avoir le courage de claquer des portes et la force d’en ouvrir d’autres, voire de les enfoncer.

C'était ma Chronique du Club Sandwich n°13, du 11 décembre 2016, avec "Christophe et toute son équipe",  dont le podcast complet est ici :

http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/Club%20sandwich%20-%2011%20decembre%202016.mp3

Trois mecs bienTrois mecs bien

Publié dans Chroniques

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Ruegen, Friedrich, Prora

Publié le par Claude Léa Schneider

Bonjour à tous ! Voilà comment ça s'est passé : j'avais très envie de vous parler du site de Prora, qui se trouve sur l'île allemande de Rügen (où je suis allée) peu connue des Français.

 

Et René Petit, que vous écoutez sur le 100.0 FM vous parler d'architecture dans Union Latérale qu'il co-anime avec Philippe Blanchard et Florian Kerouasse, avait envie de vous présenter le peintre allemand  Caspar David Friedrich (1774-1840 qui a peint les célèbres falaises de craie de Rügen (photo ci-contre).

Alors on a décidé de faire une émission ensemble et c'est le n° 44 du Mot sur la Main, dont vous allez découvrir ci-dessous toutes les références photos et le lien podcast.

Bonne lecture et bonne écoute !

Comme tous les invités du Mot sur la MainRené Petit a donc apporté un "objet fétiche" que vous voyez à droite sur la photo ...

 

 

Qu'est-ce que c'est ? Ce dirigeable  aurait pu voler à travers le studio, mais nous n'avons pas osé tenter l'aventure, de peur de ne pouvoir le ...diriger !

En écoutant l'émission, vous saurez précisément pourquoi  René Petit a choisi cet objet.

Ruegen, Friedrich, Prora

Cet article n'a pas pour but de répéter l'émission, mais de la prolonger.

 

Voici donc quelques citations de Caspar David Friedrich et une galerie de quelques tableaux.

Ecoutez René Petit commenter l'étonnant Paysage d'hiver avec église. (ci-dessous dans le diaporama))

"Le peintre ne doit pas peindre seulement ce qu'il voit en face de lui, mais aussi ce qu'il voit en lui."

"L'art se présente comme médiateur entre la nature et l'homme. le modèle primitif est trop grand, trop sublime pour pouvoir être saisi. Sa reproduction, oeuvre de l'homme, est plus proche des faibles."

"Conserve en toi une pureté d'enfant [...] une véritable oeuvre d'art ne peut sortir que d'une âme pure."

"Le divin est partout, jusque dans un grain de sable." (ci-dessus, à droite : Le moine au bord de la mer, 1809.)

 (Cliquez sur les flèches blanches pour faire défiler le diaporama ci-dessous)

Caspar David Friedrich, le peintre mystique qui a refusé de faire le Grand Tour en Italie parce qu'il craint  "que le paysage méditerranéen ne détruise son esthétique ..."

Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))

Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))

A mon tour de vous montrer quelques aspects de l'île de Rügen (Mecklembourg-Poméranie occidentale)

 

Comme vous le voyez sur la photo à droite, il y a toujours un aussi fort contraste entre les falaises blanches, la mer Baltique et la végétation. Les sites peints par Friedrich se trouvent au nord de Sassnitz, dans le Parc naturel du Jasmund, où se trouve aussi le célèbre Königsstuhl. (cf la carte ci-dessous)

Mais depuis l'époque de C.D. Friedrich, les falaises de craie se sont beaucoup érodées et sont parfois tombées par pans entiers dans la mer, surtout depuis le début des années 2000.

Carte de l'île de Rügen ((Mecklembourg-Poméranie occidentale)

Carte de l'île de Rügen ((Mecklembourg-Poméranie occidentale)

On rejoint le site de Prora, appelé le "Colosse de Rügen", par un sentier qui part de la station balnéaire de Binz et qui longe la baie en remontant vers le nord,  toujours sur la façade est de l'île, mais plus au sud. (cf carte)

 

 

 

 

Et on arrive sur le site de Prora,  cette énorme station balnéaire monobloc de 4,5 km de long, composée de 8 blocs identiques de 6 étages reliés entre eux et qui devaient, dans le programme Kraft durch Freude (La Force par la Joie) voulu par Hitler, comporter  10 000 chambres donnant toutes sur la mer Baltique.

 

Le but était d'accueillir les "bons vacanciers allemands", "la classe ouvrière aryenne méritante" par groupes de 20 000 pour une semaine de vacances et de propagande nazie ...

L'ensemble a été conçu en 1936-37 par l'architecte  Clemens Klotz, qui reçoit le Grand Prix d'architecture à l'Exposition universelle de Paris en 1937 ! et réalisé par Wilhelm Heidrich. L'ensemble a été inauguré trois mois avant la déclaration de guerre de 1939.

En écoutant notre émission, vous découvrirez les utilisations successives du site, la plus importante étant  en 1952 la récupération des lieux par l'armée de la RDA qui les utilise comme caserne pour ses parachutistes et ses troupes d'élite. (photo à droite, les coupes de cheveux masculines réglementaires ...), puis comme lieu de formation  pour les rebelles du Mozambique, d'Angola ou de Palestine.

 

 

Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.

Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.

 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.

Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.

Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.

Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.

Après la chute du Mur, que faire d'un tel "monstre" abandonné, dont la rénovation en lieu de mémoire coûterait une fortune ?

 

Eh bien le livrer aux promoteurs qui sont en train de les réhabiliter en  complexe de résidences balnéaires de luxe, dans les murs mêmes construits sous Hitler...

Et mon "objet fétiche" de l'émission c'est justement la photo d'un des multiples panneaux publicitaires immobiliers qui vous incite à investir : ça vous tente ?

Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.

Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.

Tout ça ne vous poserait pas un petit problème éthique ?

Grand débat en Allemagne ...

Quoi qu'il en soit, depuis cet été, des appartements sont occupés et la station fonctionne. Mais je doute que ça ressemble déjà à la photo-dessin-promo ci-contre !

Pour en savoir davantage, voici quelques sites et liens que je vous recommande. (Je vous ai sélectionné de préférence des sites en français ):

Grande vue aérienne 2011 /Luftbild vom Nordflügel von Prora (2011) https://de.wikipedia.org/wiki/Prora

http://www.proradok.de/fr/la-station-balneaire-kdf-des-vingt-mille-a-prora-sur-lile-de-ruegen/

 http://www.slate.fr/monde/83175/prora-station-balneaire-nazie-jamais-servi

http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/04/un-colosse-impossible-a-abattre

http://immobilier.lefigaro.fr/article/le-complexe-nazi-de-prora-se-transforme-en-station-balneaire-de-luxe_84d1cd2e-705a-11e6-9f91-caf284335945

Et bien sûr, le podcast de l'émission !

 

Ruegen, Friedrich, Prora

Publié dans Les Yeux de Goethe

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L'Europe en séries

Publié le par Claude Léa Schneider

Bonjour à tous, comme souvent en début de semaine, retrouvez  ici le podcast du  Club Sandwich du dimanche précédent, avec "Christophe et toute son équipe."

Et justement, avant que je vous parle de séries européennes, aujourd'hui, partageons  d'abord la chronique de Christophe .

Eh eh ... de quel livre sont donc tirées les citations que Christophe a habilement tissées dans sa chronique politique ?

Vous avez deviné ?

Vous donnez votre langue au chat  ? Inutile, il préfère ses croquettes.

La solution est en fin de chronique, avec le podcast complet du Club Sandwich du dimanche 4 décembre 2016. Bonne lecture et bonne écoute !

Imaginez un pays. A peine plus gros que la France, à peine plus français que le nôtre. Imaginez un chef à la tête de ce pays. Un chef que le chef d'en face, celui de l'opposition, critique parce que le chef d'en face critique toujours le chef d'ici. « Le chef d'ici admet, avec lucidité, que son échec patent lui interdit d’aller plus loin*  ». Le chef de l'opposition a parlé : le chef tout court,normal, ne peut plus aller plus loin.

Pourtant il a essayé, il a voyagé, il s'est même déplacé sur un deux roues. Je lis ces quelques lignes de la nouvelle que j'ai dans les mains : Quelque chose en lui réclamait, un besoin nouveau, impérieux, qui n'était rien de moins que le besoin de traverser les murs. Dans la nouvelle dont je parle « Un président ne devrait pas traverser les murs »**, il est écrit plus loin : Le soir à l'heure de quitter le ministère, il était l'objet de plaisanteries sans fin de la part de ses camarades et la vie lui semblait moins belle.  Et je réfléchis. Et je repense à cette phrase d'un autre homme politique qui déclare : Cette décision ne nous fait ni rire ni pleurer.

Dans ce livre, il est écrit : malheureusement il lui manquait un but. Un jour pourtant, notre chef d'ici, voulut faire le pas. Ce n'est pas toujours facile d'analyser les raisons d'un renoncement. Ce n'est pas évident d’en parler. Partir par la grande porte ou se faire jeter par celle de derrière ? En traversant les cloisons et les murs, il eut l'impression d'un frottement inaccoutumé, aux hanches aux épaules. C'est vrai que notre chef d'ici n'avait pas toujours des costumes bien taillés. Toutefois, reprend l'histoire, il ne crut pas y devoir prêter attention. Ce ne fut qu'en pénétrant la mur de la clôture qu'il éprouva nettement la sensation d’une résistance. Au bout d'un temps... Il était comme figé à l'intérieur de la muraille.

Ainsi s'achève le récit du chef qui voulut partir, normalement. C'est Garou-Garou, m'indique la fin de ma nouvelle ! Garou-Garou qui lamente la fin de sa glorieuse carrière et le regret des amours trop brèves.

                                                       Christophe Saconnet

*Tweet de François Fillon le 1er décembre 2016

**Tweet de Philippe Poutou le 1er décembre 2016

  • J’ai une excellente nouvelle à vous annoncer :
  • vous pouvez contribuer à construire l’Europe en restant assis sur le canapé !
  • Vous allez me dire que vous voulez bien rester assis sur le canapé, mais déjà, vous vous montrez suspicieux. Vous dites : oui, mais après, qu’est-ce qui faut que je fasse ?
  • Vous flairez un piège et vous avez tort !
  • Je vous réponds : allumez la télé et regardez des séries européennes !
  • Vous dites, ouais, je veux bien allumer la télé, mais dans les séries européennes, souvent, ça va pas assez vite ! Surtout les séries scandinaves ! Et vous secouez la tête.
  • Je vous réponds : déformatez-vous un peu de la grosse machinerie américano-étasunienne, c’est comme ça que vous contribuez à construire l’Europe avec un grand E.
  • Vous allez me dire que vous en avez ras la réglementation de  l’Europe avec un grand E, de Bruxelles avec un grand B, et que la montée des démocratures eurosceptiques nationalistes avec un grand N, ça vous inquiète.

  • Alors moi je vous réponds que je vous propose de rêver, non sur l’Europe politique, mais sur notre bon vieux continent, l’Europe géographique et culturelle, de Brest à l’Oural et de Jo Nesbo à Camillieri.
  • Et j’ajoute que j’en ai ras l’écran d’un ½ siècle de forcing de séries étasuniennes, qui nous impose ses mêmes cadrages, ses mêmes plans de coupe, son Kiss Kiss Bang Bang, action ! action ! action !et de son fondu au noir pour caser les pauses de pub.
  • Bon, allez, exception faite de Twin Peaks, parce que David Lynch est complètement ouf,  qu’il rend complètement ouf et c’est pour ça qu’on l’aime.
  • Mais quand je vois que sur la trilogie suédoise Millenium,écrite par feu l’écrivain suédois Stieg Larsson, la Suède a produit et créé une superbe série télévisée suédoise, dans un univers suédois, et que moins de 2 ans après, David Fyncher a trouvé le moyen d’en faire un remake étasunien, certes avec des acteurs de différentes nationalités, mais quand même en bon petit donneur de leçon de cinéma américano-étasunien ! étasunien Et ta sœur ?! Comme si la télé suédoise n’était pas capable de créer une bonne série.

  • Vous me rétorquez : oui, mais les séries françaises, c’est nul !
  • Alors là je vous réponds que ça doit faire longtemps que vous n’en avez pas regardé, parce que déjà en 2014, pour la 1ère fois, les fictions françaises ont dépassé en audiences les séries américaines.
  • Vous auriez parié, vous, qu’une série comme « Ainsi soient-ils » attire 1,5 million de téléspectateurs ? Et je ne parle pas d’Un village français, ni des Hommes de l’ombre.
  • Et je vous dis encore que les Assises européennes du CNC vont se réunir pour la 8ème fois en avril prochain sur le thème : Créer ensemble des séries en Europe : concevoir, financer, diffuser. Et qu’on parle aussi de la création d’un grand festival européen des séries, c’est pas beau ça ?

  • Les séries européennes plaisent parce qu’elles ont une personnalité, qu’elles prennent des risques narratifs et font appel à de vrais auteurs
  • Elles nous plaisent parce qu’elles nous font faire un aller-retour livre-film-livre: on regarde Keneth Branagh dans Wallander parce qu’on a adoré les polars de Henning Mankell et que l’Alzheimer de L’homme inquiet nous a tout autant attristés que la mort de son auteur.
  • Quant à la série britannique Downton Abbey, elle a poussé ses auteurs à écrire un livre documentaire pour mieux en préciser le contexte socio- historique.
  • Elles nous plaisent, ces séries européennes, parce qu’elles sont aux séries américaines ce que la slow-food est au fast-food : les séries européennes, ce sont des paysages locaux avec des situations locales qui posent des questions universelles, une recette originale pour laquelle on n’hésite pas à faire venir un chef d’un autre pays pour mélanger les saveurs, des produits frais qu’on savoure en prenant son temps.

  • Et ce que je vous propose de fortifier, bien calé sur votre canapé, c’est cette Europe culturelle, qui relie les peuples européens depuis un certain nombre de siècles, malgré… tout, et qui se reconstruit toujours, sous diverses formes, et en ce moment ce sont les séries européennes qui nous rassemblent parce qu’elles nous ressemblent.
  • C’est vrai que les séries espagnoles ne franchissent pas beaucoup les Pyrénées, mais ça va venir, peut-être avec la série anglo-espagnole The Réfugees ?
  • C’est vrai qu’on ne voit pas beaucoup les séries russes non plus, surtout celles inspirées par les grands romans français du XIXe siècle dont les Russes sont pourtant toujours de grands lecteurs. Ça manque.
  • Allez, qui prend son téléphone pour appeler Depardieu ?
  •  Vous n’êtes toujours pas convaincu/e ? Eh ben écrivez donc des scénarios !
  • On manque de scénaristes en France et je vous signale que la Fémis- l’Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son- a ouvert récemment  une section consacrée à l’écriture de séries.
  •  

  • Vous allez me dire que je suis sacrément remontée aujourd’hui ! Oui, j’ai la pêche, parce que je viens d’aller voir un film qui donne la pêche, et même la pêche bretonne, puisque le film s’appelle :
  • La Fille de Brest.
  • Non, je rigole, rien à voir avec la pêche, même si les premières images nous plongent dans la mer, puisque le scénario du film d’Emmanuelle Bercot, c’est le livre Mediator 150 mg, Combien de morts ? d’Irène Frachon. Irène Frachon est ce médecin pneumologue lanceur d’alerte qui a révélé les dangers mortels du Médiator.
  • Et qui c’est qui joue le rôle de l’insubmersible Irène Frachon, hein ? une Danoise, et même pas doublée ! Sidse Babett  Knudsen, qui nous a internationalement captivés dans le rôle du Premier ministre Birgitt Nyborg de la série Borgen, une femme au pouvoir .
  • Qu’une actrice danoise qui n’est pas un top model perfectionne son français pour jouer dans un film français populaire le rôle d’un médecin breton, eh bien je vous dis qu’il y a de l’espoir pour la culture européenne.

Allez, contruisez l’Europe en vous immergeant dans le fantastique nordique avec la série Jordskott, la forêt des disparus, dont les personnages au cœur pur se végétalisent.

Vous faites la moue devant  la mythologie scandinave ?

Mais c’est beau comme le mythe de  Philémon et Baucis  ou  comme la métamorphose de Daphné en laurier racontée par Ovide et sculptée par  Bernini à la  Galerie Borghèse !

Bernini (Le Bernin) Apollon et Daphné (détail), Galerie Borghèse, Rome.

Bernini (Le Bernin) Apollon et Daphné (détail), Galerie Borghèse, Rome.

Et tout de suite, le podcast :

et pour la solution de l'énigme  de Christophe,

cliquez sur les 2 images ci-dessous :

à droite, Marcel Aymé en passe-muraille, sculpture de Jean Marais, Place Marcel Aymé, 75018 Paris.à droite, Marcel Aymé en passe-muraille, sculpture de Jean Marais, Place Marcel Aymé, 75018 Paris.

à droite, Marcel Aymé en passe-muraille, sculpture de Jean Marais, Place Marcel Aymé, 75018 Paris.

L'Europe en séries

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Edith Nicot & Anne- Marie Kelecom

Publié le par Claude Léa Schneider

Les pieds dans la glaise et les mains dans la pâteLes pieds dans la glaise et les mains dans la pâte

Les pieds dans la glaise et les mains dans la pâte

Vous avez toujours aimé mettre la main à la pâte et les pieds dans la glaise, toucher, froisser, triturer ?  Le n° 47 du Mot sur la Main avec  Edith Nicot, plasticienne Art papier et  Anne-Marie Kelecom, céramiste est fait pour vous !

Je les reçois pour leur exposition commune "Réflexion" à la galerie La Source, à Fontaine lès Dijon, jusqu'au 18 décembre.

L'une et l'autre ont déjà beaucoup exposé en France et à l'étranger. Edith Nicot est bien connue des Dijonnais, Anne-Marie Kelecom, d'origine belge, vit actuellement en Saône et Loire.

Vous trouverez sur cet article des citations et réflexions des deux artistes - hors émission- des galeries de photos (cliquez sur les flèches blanches des diaporamas)  et enfin le podcast.

De quoi vous mettre en appétit pour courir à la galerie La Source, dont on remercie au passage sa directrice, Claude Martel, pour ses choix inspirés.

Pourquoi le papier ?

Edith Nicot :

"Je m'intéresse à l'Asie depuis longtemps pour sa conception du monde différente de "la nôtre" et notamment les multiples et étonnantes utilisations qui sont faites du papier.

Une couleur unique, minimaliste, où toutes les projections imaginaires sont possibles : le blanc.

Les origami ont quelque chose de magique mais tellement mathématique. (...) J'avais envie que ma personnalité puisse s'exprimer pleinement. Toutes sortes de papier avaient déjà été utilisées par de nombreux artistes et je cherchais une originalité.

Ce fut le papier de soie avec mes techniques propres.

Papier de soie ... De soi ? En fait, c'est bien connu, les artistes ne parlent que d'eux ! "

 

Pourquoi l'argile ?

Anne-Marie Kelecom :

"Avec l'argile, tout est transformation, métamorphose. Chaque recherche est une interrogation sur la genèse du vivant.

Concasser, mélanger, couler, brûler, en quête de l'émotion d'abord ... La matière répond à mes gestes, et voilà ! C'est le début d'une conversation.

Partir de la source comme si, au bout de mes doigts, l'argile laissait advenir ce qui cherche à naître, à se construire, à respirer.

L'argile me guide vers d'autres matières."

Miroir de nos émotions

Edith Nicot :

"Le papier, de par sa qualité, spécificité éphémère et vulnérabilité entre en résonance avec l'existence humaine.

Travailler avec le papier c'est jouer avec les paradoxes de la fragilité et de la force, des apriori, du paraître e de l'être.

Mon parcours de psychologue en psychiatrie : déconstruire et construire son regard pour découvrir de nouvelles potentialités, revisiter les notions du parfait et de l'imparfait et donner un autre sens à la vie.

Cette création sensible au vent peut s'animer et alors nous interpeller comme un miroir possible de nos émotions."

Animer des lieux

Anne-Marie Kelecom :

"J'aime beaucoup animer des lieux. On m'offre un cadeau lorsqu'on me demande de mettre en place une installation. Cela m'oblige à examiner son histoire, à "entrer en communication" avec lui.

J'aime proposer un travail en cohérence soit avec le lieu, soit avec les personnes qui exposent."

Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.
Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.

Ensemble : création et mise en espace à quatre mains.Galerie La Source, Fontaine lès Dijon, 2016.

Lithops et stromatolithes

Anne-Marie Kelecom :

"La nature est source d'émerveillement et nous rapproche de l'essentiel. Elle est enseignement et me guide chaque jour.

L'observation des succulentes m'apporte force. Leur capacité d'adaptation me fascine.

Les lithops, plantes-cailloux, m'ouvrent un horizon de travail et de réflexion.

C'est une ouverture à l'abstrait."

A propos des stromatolithes : "Je me suis inspirée de cette vie et de ce qu'elle véhicule.

Tout ce travail est une résilience si bien enseignée par la nature."

Succulente (ici joubarbe), lithops, lithops en fleur, stromatolithes en Australie.
Succulente (ici joubarbe), lithops, lithops en fleur, stromatolithes en Australie.
Succulente (ici joubarbe), lithops, lithops en fleur, stromatolithes en Australie.
Succulente (ici joubarbe), lithops, lithops en fleur, stromatolithes en Australie.

Succulente (ici joubarbe), lithops, lithops en fleur, stromatolithes en Australie.

Le liber de l'arbre

Edith Nicot :

"J'utilise aussi le liber de l'arbre, partie entre l'écorce verte et le coeur, c'est le réseau des canaux empruntés par la sève, la partie vivante de l'arbre qui permet à celui-ci de croître.

Mon travail met en évidence ce réseau qui devient la trame structurelle de mes créations. "

" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."
" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."
" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."
" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."
" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."

" Rendre compte de la délicatesse du temps qui passe."

" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."
" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."
" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."
" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."
" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."

" Le travail de plissage à la main, de développement et de mise en forme réclame pendant son exécution de la patience et un temps étiré propre à la réflexion."

Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"
Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"

Anne-Marie Kelecom, à l'écoute de la matière : "J'ai besoin de cet accompagnement physique"

Pour écouter Anne-Marie Kelecom et Edith Nicot  parler avec passion des matériaux qu'elles travaillent, à pleines mains et  à bras le corps

le podcast du 47e numéro du Mot sur la Main, une émission du 100.0 FM,

c'est ici :http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/Le%20mot%20sur%20la%20main%20-%2028%20novembre%202016%20-%20les%20expositions.mp3

Et pour terminer en musique, c'est plus bas, après la biblio. A bientôt.

Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission
Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission
Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission
Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission
Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission

Les livres dont nous avons parlé au cours de l'émission

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Devinez qui ...

Publié le par Claude Léa Schneider

Chronique Club Sandwich n° 11 du 27 novembre 2016

Chronique Club Sandwich n° 11 du 27 novembre 2016

Aventi !

Comme promis, mes chroniques jusqu’à Noël vont être constructives. C’est mon calendrier de l’Avent, ou plutôt le calendrier de l’ « Aventi ! ». Le calendrier qui fait avancer !

Et cette chronique va être le moins radiophonique possible. Eh oui, c’est un défi !  Puisque je vais vous décrire une photo. Et je vous garantis, chers auditeurs dominicaux, que personne dans ce studio n’a cette photo sous les yeux, même pas moi. Et vous qui lisez cet article, essayez de deviner avant d’aller voir la photo en fin d’article.

Laissez-vous guider

Allez, on commence… laissez-vous donc guider par vos images mentales ….

C’est une photo en noir et blanc, de format portrait. Elle représente un jeune homme. Il vient tout juste d’avoir 22 ans. En pantalon et veste assez longue sous laquelle on  devine une chemise blanche, un gilet, une cravate.  Il prend la pause pour la photo, debout – mais derrière lui il y a une chaise- sa main droite est appuyée sur l’angle d’un meuble. Le cadrage rapproché montre le jeune homme en entier, sauf ses pieds. On ne voit pas  ses chaussures et ce n’est certainement pas un hasard. Les chaussures en cuir sont chères, on a fait l’effort sur le costume pour qu’il soit présentable, mais le photographe a dû voir qu’il valait  mieux camoufler des chaussures un peu fatiguées.

Fils d'émigré italien

Revenons à son visage. Il a des cheveux bruns, partagés par une raie sur le côté gauche, le front dégagé. Il porte un collier de barbe fourni. Est-ce qu’il sourit au photographe ? Non, pas du tout ! Il nous regarde droit dans les yeux, mais sa bouche aux lèvres serrées  affiche une moue légèrement tordue et très contrite. On sent qu’il a accepté de se faire tirer le portrait, mais qu’il n’est pas, mais alors pas du tout à l’aise.

Il y a de quoi ! Il est fils d’un émigré italien. Ses parents étaient venus habiter dans une grande ville du sud de la France. Son père avait pourtant  réussi à se faire un nom dans son métier, mais par malchance il est mort prématurément.  À l’école, les copains du jeune de la photo se moquaient de lui parce qu’il avait un accent et qu’il  ne savait pas prononcer correctement le mot « saucisson ».

 Il a raison d'y croire

Avec sa mère, veuve, le jeune homme-fils unique-est monté à Paris. Sa mère n’a pas d’argent,  elle se sacrifie pour qu’il puisse poursuivre ses études. Et il vient de rater son bac ! Et impossible de le repasser. Déjà qu’ils logent dans un minuscule appartement minable. C’est donc la dèche, la mouise, la panade …. Et socialement, il est que dalle !

Il faut urgemment qu’il travaille.

Ça y est : il a trouvé du taf.  Il vient de rentrer chez Hachette. L’éditeur Hachette. À l’échelon le plus bas : il est manutentionnaire, toute la journée, il fait des paquets.

Voilà pourquoi il a l’air si contrit sur la photo ! Il sent qu’il a du potentiel en lui, il sent qu’il vaut beaucoup beaucoup mieux que ce mec minable et fauché qu’il est au moment où il pose pour cette photo. Oui, mais comment le faire savoir ? Comment ? Il fait bien des trucs, chez lui, comment se faire connaître ?

Pourtant, au fond de lui, il y croit et  il a raison d’y croire !

Cette photo, où il a 22 ans, elle a été prise en  …..

Si vous retrouvez ce paravent ...

Ah, j’ai oublié de vous dire. Quand il vivait encore dans le Midi, au lycée, ce jeune homme très mal dans sa peau avait tout de même un bon copain.

 Justement, un jour, il demande à ce copain :

  • Qu’est-ce que tu fais, cet aprem ?

Le copain lui répond :

  • Je vais peindre un paravent chez une dame, ça me fait un peu de thunes.

En effet comme ce copain est très doué en arts plastiques, il gagne un peu d’argent de poche en faisant des petits travaux de déco chez les gens.

Le jeune homme répond :

  • Oui, mais moi, je sais pas aussi bien dessiner que toi !

L’autre lui répond :

  • Ça fait rien, tu m’aideras quand même, viens avec moi, ce sera plus marrant.

À propos, si vous retrouvez ce paravent, un jour, dans un grenier du sud de la France, ne le mettez pas tout de suite aux encombrants, hein ?  Appelez-nous avant  à la radio au 03 80 30 07 48 !

Bravo Emile !

Ah oui, parce que le copain, peintre du paravent, c’est Paul ! Mais oui, Paul ! Vous connaissez bien Paul !

Donc, revenons chez Hachette : comme on s’aperçoit que ce jeune homme qui fait les paquets a une belle écriture, on le passe au Bureau des expéditions. Puis on s’aperçoit que non seulement il a une belle écriture, mais qu’il rédige bien : alors on lui fait écrire des pubs. Et ça marche : il sait trouver des arguments très convaincants pour faire acheter. Et  en 2 ans, à 24 ans, il se retrouve directeur de la pub chez Hachette, lui, le moins que rien,  sans bac !

Sa mère est très contente, elle le sent tiré d’affaire et elle le félicite. Elle lui dit :

  • Bravo Émile !

Prends confiance en toi

… Émile ! Mais, oui, vous le connaissez aussi,  Émile ! C’est Émile Zola, et son copain Paul, c’est Paul Cézanne, qui ne va pas tarder à le rejoindre à Paris.

Alors Toi, fille ou garçon,   qui nous écoutes, que tu aies 22 ans, moins, ou plus, voire beaucoup plus, prends confiance en ce que tu sens de positif en toi. Il n’est jamais trop tard. Si tu sens que tu es doué/e, crois-y fermement ! Ne te décourage pas !   Prends garde à toi tout de même. On le sait maintenant : Émile Zola est mort assassiné, à cause de ses idées, qui dérangeaient.    Mais quand même, quelle belle vie bien accomplie!

Finalement vous voudriez bien la voir,  la photo de 1862 sur laquelle Zola à 22 ans affiche cette moue  contrite, oui, mais je ne l’ai pas apportée, exprès. Pour que le message soit plus fort.

Et de toute façon, la photo, tout le monde pourra la découvrir prochainement avec le podcast du Club Sandwich  sur www.almanachdeclaudelea.com . Aventi !

Emile Zola à 22 ans, en 1862.

Emile Zola à 22 ans, en 1862.

La photo, vous l'avez découverte ci-dessus.

Le podcast complet du Club Sandwich n° 11

avec Christophe, et toute son équipe, il est ci-dessous.

http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/Club%20Sandwich%20-%2027%20novembre%202016.mp3

A bientôt !

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Danse pour tous

Publié le par Claude Léa Schneider

 Atelier "Danse sans (se) voir, KLAP Maison pour la danse, Marseille

Atelier "Danse sans (se) voir, KLAP Maison pour la danse, Marseille

Savez-vous ce qu'est un "colorino" ?

  • "Le Colorino est un identificateur de couleur parlant assurant également la reconnaissance de lumière." C'est "l'objet fétiche" apporté par Dominique Bertucat invitée du 46e n° du Mot sur la Main consacré à la danse contemporaine pour tous, avec Patricia Lamboley, Jenny Biron et Julie Saconnet.  Et pourquoi est-ce l'objet fétiche de Dominique ? Parce qu'elle est non-voyante. Elle est non voyante et elle danse ? oui ! Elle pratique la danse contact. Et grâce à son "colorino", elle porte chaque jour une tenue dont les couleurs sont parfaitement assorties, en toute indépendance. Vous ne serez pas au bout de vos surprises en écoutant le podcast dont vous trouverez le lien à la fin de cet article.

Dominique Bertucat est présidente de l'Association Les Yeux en promenade qui permet aux personnes mal-voyantes ou non-voyantes de retrouver confiance et autonomie en participant à de nombreuses activités, dont des ateliers danse en partenariat avec le  Centre de développement chorégraphique  (CDC) dont Jenny est responsable de l'action culturelle et de la communication. Patricia, quant à elle, est professeure missionnée par le Rectorat au service éducatif du CDC.

Julie, dont la voix vous est familière sur le 100.FM, a envisagé un moment de faire de la danse contemporaine son métier, avant d'y renoncer  et elle nous dit pourquoi.

Pour en savoir davantage sur l' association les Yeux en promenade : https://www.francebleu.fr/infos/societe/dijon-des-ateliers-pour-apprendre-guider-les-personnes-mal-ou-non-voyantes-1457865582

Pour en savoir davantage sur le CDC Art-Danse : http://art-danse.org/

Batsheva, troupe cosmopolite d'Ohad Naharin

Avec nos invitées, nous évoquons d'abord quelques sujets qui peuvent faire obstacle et débat  face à la danse contemporaine : son aspect "art contemporain" justement, la peur de la façon dont le corps est mis en mouvement, le fait que le ballet contemporain  montre un reflet de la société et  renvoie à notre quotidien, son cosmopolitisme, sa fonction politique ... (Photo : Batsheva, troupe cosmopolite du chorégraphe Ohad Naharin)
Nous évoquons aussi tout ce qui peut parfois décourager qui veut suivre une formation professionnelle de danse. (Photo : Batsheva, troupe cosmopolite du chorégraphe Ohad Naharin)

Puis nous parlons de tout ce qui permet justement de surmonter ces obstacles, ceux que rencontrent danseurs et spectateurs. Parce qu'il est bien nécessaire de former le spectateur très jeune, c'est le rôle des actions pédagogiques et du CDC.

Dans nos sociétés, "les gens ont besoin de corps", comme le dit la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker.

D'où un renouveau des danses folkloriques, facteur d'intégration sociale et culturelle.

Et une ouverture de la pratique de la danse pour tous, pour tous les corps, et donc aussi pour tous les handicaps, ce qu'on appelle la danse intégrée.

3 films pour en savoir davantage :

http://festivaldemarseille.com/2015/danse-et-handicap-trois-films-autour-de-la-danse-integree/

L'actualité danse est très riche en ce moment. Instances, à Chalon sur Saône, vient de se terminer, mais à Dijon et en périphérie, profitez des nombreux spectacles proposés par le festival des Nuits d'Orient du 26 novembre au 11 décembre.

Vous pouvez télécharger le programme ici :

Programme Nuits d''Orient 2016

Vous pourrez découvrir en particulier le chorégraphe Kader Attou, directeur du Centre Chorégraphique National de La Rochelle, et sa compagnie Accrorap qui présentera le 9 décembre son spectacle "Douar" (Hameau).

Un bel article sur Kader Attou dans le n° 1 de  Contact Magazine :

http://www.contact-magazine.com/

 http://www.honk-asso.com/edition

Pour ma part, j'ai un coup de coeur pour son spectacle "The Roots" (Les Racines), dont je vous invite à découvrir un extrait ici :

 

En suivant ce lien, vous pourrez voir la bande-annonce de ce film qui vient tout juste de sortir :

http://www.telerama.fr/cinema/films/polina-danser-sa-vie,512033.php

Réalisé par (2016)

Et il est encore temps de voir l'excellente série documentaire Let's Dance de Florence Platarets et Olivier Lemaire sur ARTE :

http://www.arte.tv/guide/fr/062247-001-A/let-s-dance-2-3

 

 

Envie d'un stage ? c'est possible ! Cliquez sur le calendrier pour lire. Et aussi prochainement https://sabinearman.wordpress.com/2016/10/26/le-festival-danse-a-dijon-17-janvier-au-1er-fevrier-2017-art-danse-cdc/
Envie d'un stage ? c'est possible ! Cliquez sur le calendrier pour lire. Et aussi prochainement https://sabinearman.wordpress.com/2016/10/26/le-festival-danse-a-dijon-17-janvier-au-1er-fevrier-2017-art-danse-cdc/
Envie d'un stage ? c'est possible ! Cliquez sur le calendrier pour lire. Et aussi prochainement https://sabinearman.wordpress.com/2016/10/26/le-festival-danse-a-dijon-17-janvier-au-1er-fevrier-2017-art-danse-cdc/

Envie d'un stage ? c'est possible ! Cliquez sur le calendrier pour lire. Et aussi prochainement https://sabinearman.wordpress.com/2016/10/26/le-festival-danse-a-dijon-17-janvier-au-1er-fevrier-2017-art-danse-cdc/

La musique de notre 1ère  pause musicale est ici :

  •  Idaho "Live Today Again"

https://www.youtube.com/watch?v=KIz_pyCVTPY

Elle  donne envie d'inventer une chorégraphie, non ?

Le podcast de l'émission est là :

http://radio-cultures-dijon.com/wp-content/uploads/Le%20mot%20sur%20la%20main%20-%2021%20novembre%202016%20-%20danse%20contemporaine%202.mp3


Et pour terminer ....

Cette émission, cet article vous ont plu ? Dites -le nous ! A bientôt.

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Lie-de-vin et lie de la terre

Publié le par Claude Léa Schneider

 Club Sandwich n° 10 du 21 novembre 2016

Retrouvez ici  ma chronique ainsi que le podcast du Club Sandwich, avec Christophe et toute son équipe.

  • Vous savez que j’aime bien vous proposer à chaque fois une chronique d’un style différent, alors aujourd’hui, comme la nuit tombe vite en cette saison, je vais vous parler de couleurs.
  • Figurez-vous qu’au XIXe siècle, de savants philologues se sont demandé si les yeux des Grecs de l’Antiquité voyaient la couleur bleue, parce qu’elle n’est presque jamais nommée dans les textes anciens. D’où toute une série de théories pseudo-scientifiques qui se sont avérées fausses, bien sûr, parce que les yeux des Grecs, comme les nôtres, voyaient la couleur bleue ! Mais ils ne la nommaient pas comme telle. C’est ce que nous apprend l’excellent Michel Pastoureau, historien des couleurs.

  • Moi, je me demande si les responsables des produits et des emballages – du "packkkaggging " -comme on dit chez Sephora - destinés aux femmes de plus de 50 ans savent que les dites femmes sont capables de percevoir d’autres couleurs que violet !
  • Et je ne parle pas de la chaude couleur cassis de la crème de Cassis de Bourgogne, ni du rouge profond vitaminé des petits fruits des Hautes Côtes, ni même du parme parfumé de la violette qui se cache dans les jardins en février.
  • Non, je vous parle de toutes cette gamme violasse qui me lasse ! Violine pour la ligne, aubergine pour les vitamines, mauvasse pour le teint fadasse, rosâtre pour les acariâtres, prunâtre pour les opiniâtres, mauve rose pour la ménopause, rose mauve pour éviter d’être chauve,  lie-de-vin, vineux,  vinasse, et  violacé : assez du viol de nos yeux !
  • Comme on fait tomber la petite-fille dans le rose girly, on roule la femme de + de 50 ans  dans le mauve  dé-girly, histoire de lui montrer qu’elle peut tirer un trait sur … sur quoi d’ailleurs ?
  • Et on ne parle pas de la case à cocher « 60 ans et plus ». Vous remarquerez que sur les questionnaires, il n’y a jamais de case à cocher 70, 80, 90, 100 ans …, car qui oserait les cocher, ces cases ? !
  • Au-delà de cette ligne violine et incertaine de la soixantaine, votre billet d’existence sociale est n’est plus valable, et toute sortie est définitive !

  • Mauve dé-girly, ça vous fait …dé-gueurler, hein ? ça vous fait une belle gerbe !
  • Parfois on nous concède généreusement l’améthyste ecclésiastique, la couleur liturgique de la pénitence, alors là, vraiment merci !
  • Le même Michel Pastoureau nous apprend que le violet est une ½ couleur, qu’en latin ça se dit subniger = demi-noir ! comme demi-deuil, et que c’est généralement la couleur la plus détestée après le brun… Encore merci !
  • Je remarque qu’Hillary Clinton, qui a affectionné, tout au long de sa campagne, une étrange tunique-pantalon-pyjama rouge vif- curieuse idée  de se déguiser en clown républicain, alors qu’il y en avait déjà un ! -portait  le lendemain de sa défaite, un tailleur noir à grands revers violets. Couleur du renoncement, on vous dit !
Lie-de-vin et lie de la terre

  • Mais attention à qui ne se plie pas à cette règle tacite du renoncement : alors que ça fait des millénaires que des hommes épousent des femmes dont ils sont les aînés sans qu’on trouve à y redire,  gare à la femme qui ose vivre avec un homme plus jeune, à elle d’endosser les sobriquets de dangereux prédateurs !

  • Je remarque aussi qu’une mode de femmes chics à cheveux blancs progresse sournoisement. Signe de la baisse quasi générale du niveau de vie ? Sans doute.  Une coloration coûte cher, surtout quand il faut l’entretenir, c’est vrai. Mais j’y vois ramper autre chose, une sorte de stigmatisation. Car en ces temps difficiles la stigmatisation galope sur tous les fronts sociaux.
  • Et voilà que Dessange s’y met aussi avec les cheveux blancs ! L’inventeur du coiffé-décoiffé  ressort la photo en noir et blanc de 1983 (ci-dessus à gauche) qui l’a rendu célèbre, celle d’Ana blonde, alias le mannequin Catherine Ahnelle, avec les grandes boucles d’oreilles.
  • Entre temps – j’ai vérifié-Catherine Ahnelle est devenue une galeriste reconnue, elle a 30 ans de plus, mais porte les cheveux longs et blonds !

  • Non, le groupe Dessange a repris la même photo de 1983 ! pour nous vendre un produit pour cheveux blancs ! Même pose, mêmes boucles, même pull, et  facile en noir et blanc de faire passer le blond clair pour du blanc, le visage de Catherine Ahnelle a purement et simplement été vieilli à coup de Photoshop ! Avec ça, Dessange veut nous vendre  un produit pour -ouvrez les guillemets »- « cheveux éteints, en perte de lumière », tout un programme ! Et devinez quelle est la couleur du flacon ? violet dé-girly !
Lie-de-vin et lie de la terreLie-de-vin et lie de la terre

  • C’est vrai qu’une femme peut porter les cheveux blancs glamour, mais tout le monde n’a pas la fougue d’Élisabeth Quinn, et ses 28 minutes, chaque soir, sur ARTE.
  • Il faut avoir l’âme sacrificielle  de Françoise Hardy et boire le calice lie-de vin, jusqu’à la lie pour porter si tôt les cheveux blancs. Bon, d’accord, il y a la grave maladie contre laquelle elle se bat si courageusement. Mais qu’une fille si jolie et si douée ait passé sa jeunesse et sa toute vie ! à attendre que les passades de son Jacquot se passent, ça, ça me dépasse ! Voilà bien les couleurs du renoncement.
Lie-de-vin et lie de la terreLie-de-vin et lie de la terre

Publié dans Chroniques

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