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30 articles avec les yeux de goethe

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Publié le par Claude Léa Schneider

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Revenons à Dijon au 18e siècle.

A Dijon Charles De Brosses est un magistrat important qui deviendra  président du Parlement de Dijon en 1770. C’est aussi un érudit,  un écrivain qui a fait un important voyage en Italie vers 1740 et dont les lettres passionnantes sont d’ailleurs toujours rééditées.

Rappelons que le Paix de Gex était à l’époque sous la juridiction de Dijon et que De Brosses avait beaucoup d’amis magistrats  à Genève.

A quelles occasions a-t-il rencontré Voltaire, Rousseau et Mozart ? vous allez le découvrir.

Revenons d’abord à Jean-Jacques Rousseau, ce SDF de génie, comme l’appellent certains critiques.

Il est revenu de Turin chez Mme de Warens, comme il était parti, c’est-à-dire à pied et c’est souvent ainsi que se passent la plupart de ses déplacements quand le paysage ou la botanique l’intéressent.

« La chose que je regrette le plus dans les détails de ma vie dont j’ai perdu la mémoire est de n’avoir pas fait des journaux de mes voyages. Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j’ose ainsi dire, que dans ceux que j’ai fait seul à pied. »  

Revenu à Annecy, Il devient l’amant de Mme de Warens, ils habitent aux Charmettes, mais comme au bout de quelques années, Mme de Warens lui donne un successeur, il s’en va.

C’est en 1742 : il a 30 ans.

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
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Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Il part à Paris pour gagner sa vie comme secrétaire particulier et surtout comme maître de musique, car il pense que s’il a une chance d’être connu, c’est dans le domaine musical.

      A Paris, il rencontre le philosophe Diderot, ils se lient d’amitié et Rousseau rédige pour lui des articles sur la musique pour l’Encyclopédie. Il a en effet inventé un nouveau système pour écrire la musique (note do et zut). Et Il a aussi écrit un opéra Les muses galantes qui malheureusement n’a pas eu de succès.

Au 18e siècle la toute jeune Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon est  très active et lance régulièrement des concours. A l’époque, elle siège tout près d’ici. Vous reconnaissez ?

Un jour de 1749 –Rousseau a 37 ans- il va voir Diderot, emprisonné pour 3 mois au donjon de Vincennes  à cause de la censure et il lui lit le sujet du concours de l’Académie de Dijon de l’année, rédigé comme suit :

“Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs. »

 

Rousseau a plein d’idées ; il pense  que l'homme est bon par nature, que c'est le progrès qui le rend mauvais.  Il tient à Diderot un discours tellement enflammé - qu’on appellera "l’illumination de Vincennes" - que Diderot lui conseille de participer au concours. Ce qu’il fait.

Et l’année suivante ….

« L'année suivante, comme je ne songeais plus à mon Discours, j'appris qu'il avait remporté le prix à Dijon.

Son Discours sur les sciences et les arts est tout de suite publié et il est immédiatement connu des tous les cercles littéraires de l’époque. Le prix de l’Académie de Dijon le rend  définitivement célèbre. Rousseau remercie comme vous le lisez sur cette lettre mais ne vient pas à Dijon… Sans doute par peur des mondanités et aussi à cause de la lourdeur des transports de l'époque pour un rapide aller-retour (cf document)

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

 En 1754, Jean-Jacques Rousseau concourt à nouveau, sur un autre sujet proposé par l’Académie de Dijon :

« Quelle est la source de l’inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle ».

Ce qui lui fait composer le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. Rousseau ne remporte pas le concours, mais peu importe. On a oublié celui qui a eu le 1er prix, c’est le texte de Rousseau qu’on lit, qu’on commente et qui est passé à la postérité.

Son œuvre, qui prône un retour à la nature,  est attaquée par Voltaire qui écrit que la pensée de Rousseau est rétrograde et lui donne envie "de marcher à quatre pattes ».

C’est le début de la querelle entre Voltaire et Rousseau que tout oppose et qui va durer jusqu’à leur mort la même année 1778, avant que la Révolution ne les rassemble dans le même génie.

En 1754 et en 1762,  Rousseau, passe à Dijon, sous le pseudonyme de « Monsieur Renou » -toujours traqué, ou croyant l'être- sans s’y arrêter, et  c’est seulement en 1770, entre le 10 et le 17 juin,  alors qu’il est un philosophe reconnu, qu’il effectue un voyage de cinq jours à Dijon. Les Dijonnais n’ont d’ailleurs pas manqué de se presser pour l’apercevoir : je vous renvoie à la brochure éditée en 2012 à l’occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau et aux  travaux d’Éliane Lochot, conservatrice en chef des archives municipales de Dijon.

Il séjourne chez le secrétaire de l’intendance de Bourgogne, Jacques Robinet, rue de l’Oratoire, aujourd’hui rue Bossuet. Après le repas, J Robinet et JJ ils aiment se promener dans les jardins, ils partagent une passion pour la botanique. Rousseau est en effet un  botaniste reconnu.

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photosVoltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Et le 17 juin 1770,  Rousseau part pour Montbard où il rend visite aux deux grands Montbardois déjà célèbres,  Buffon, ami de De Brosses, dont Rousseau visite le cabinet de travail, et Daubenton, dont il visite la pépinière, après quoi il part sur Chablis et Auxerre.

Charles De Brosses ainsi que ses amis genevois et dijonnais, dont Legouz de Gerland, n’aiment  pas beaucoup les écrits de Rousseau et son « retour à la nature » : mais ils reconnaissent son génie. Legouz de Gerland déplorait aussi l'inclination de Jean­ Jacques  Rousseau pour  la  vie  solitaire.

Lettre de Legouz de Gerland à Rousseau :

« Quel dommage, Monsieur, qu'un être pensant comme vous et qu'un aussi beau  génie veuille  abandonner la société pour nous livrer  aux bêtes tandis que par  vos leçons  et par  vos  exemples,  vous  pouvez la rendre meilleure. Au lieu d' une retraite  au désert, restez  au milieu du spectacle du monde pour montrer la route du vrai bien ... Le désert est pour les sauvages, la contemplation nous fatigue à la fin et les hommes tels qu'ils sont valent encor mieux  que la solitude »

Lettre de De Brosses  à  Jallabert, ami de Genève, du  18 février  1766 :

"Jean-Jacques est un méchant enfant qui a mordu le sein de sa mère. Que de talens il a prostitué à l'orgueil de faire parler de luy, soit en bien soit en mal, car cela lui est très égal pourvu qu'on en parle !

C'est assurément un des plus beaux génies et des plus grands écrivains de notre siècle. Il a de plus l'étoffe et le fond et non pas le vernis et la simple supercherie d'un excellent philosophe.

 Mais que penser d'un homme qui tourne toute son éloquence en paradoxe, toute sa dialectique en sophismes et qui rassemble toutes les forces prodigieuses de son esprit pour se constituer en cynique de mauvaise foy ?

 J'ai peine à le plaindre d'être malheureux quand je vois que c'est à cela même qu'il met son Plaisir."

Ils sont quand même bien ces magistrats dijonnais des Lumières : ils ne partagent pas les idées de Rousseau, mais ils veulent l’aider.

De Brosses, en particulier, veut lui donner du taf, enfin un job, quoi !

En janvier  1769, il  lui  propose  un  emploi  qui  aurait  consisté à rédiger les remontrances  du  Parlement  de  Dijon.  Les magistrats bourguignons cherchaient un rédacteur qui ait de l’éloquence. De  Brosses  proposa cet emploi à Rousseau en espérant qu’il  serait   heureux   de travailler pour la ville de Dijon qui avait été la première à reconnaître ses qualités. Mais le projet n’a pas eu de suite. On pense que Rousseau a refusé, sa “manie ambulante”, son délire de persécution ajoutés à la censure, l’empêchant de se fixer...

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photosVoltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Les relations de De Brosses avec Voltaire sont de tout autre nature et peu glorieuses pour Voltaire.

En 1757, d’Alembert écrit avec Voltaire l’article “Genève” de l’Encyclopédie qui fait scandale. Voltaire est obligé de quitter sa propriétés des Délices à Genève, et il achète en octobre 1758 le château de Ferney dans Pays de Gex, en territoire français, mais loin de Versailles, à quatre kilomètres de la frontière, et près de son éditeur, et il loue en plus le château de Tournay qui forme avec Ferney un vaste ensemble d’un seul tenant. Or le château de Tournay appartient à De Brosses qui le loue  alors à Voltaire par un bail à vie. Grosse erreur ! Voltaire se croit chez lui comme à  Ferney qu’il a acheté,  il abat donc des arbres et des murs, sans demander l’autorisation  de De Brosses. Il s’ensuit une querelle où Voltaire se montre particulièrement tenace et chicanier. De plus, c’est là qu’au début Voltaire installe son théâtre et il s’attire l’hostilité des austères calvinistes tout proches.

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Ferney, sa dernière demeure pendant vingt ans (de 1758 à 1778)  est la période la plus active de la vie de Voltaire. Malgré ses 64 ans, déjà vieux pour l’époque, il entreprend un projet global :  il fait reconstruire entièrement le château,  il aménage le parc, et il transforme un petit village en "pôle  d’activité", y apportant la richesse. Voltaire est devenu riche  lui-même et en est fier :

« Je suis né assez pauvre, j’ai fait toute ma vie un métier de gueux, de barbouilleur de papier, celui de Jean-Jacques Rousseau, et cependant me voilà avec deux châteaux, 70 000 livres de rente et 200 000 livres d’argent comptant. »

De Ferney, quand il n’est pas encore trop âgé,  Voltaire se rend parfois à Fontaine Française,

pour voir une amie, une femme cultivée et intéressée par la littérature de son temps :  Mme de St Julien -future amie de celle qui sera Mme de Staël-  et dont le mari fortuné a fait construire ce château.  Elle aime la chasse, ce qui n’est pas du tout  un loisir partagé par Voltaire, mais il aime bien correspondre avec Mme de St Julien qu’il appelle  son  « papillon philosophe ».

Si vous  visitez le château (en été) vous verrez la chambre qu’occupait Voltaire.

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photosVoltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

On a goûté tout à l’heure au café et au chocolat, maintenant je vous propose une petite tasse de thé, un thé « à l’anglaise », c’est-à-dire sans les  domestiques, on sera entre nous, et pas n’importe où, chez le Prince de Conti, qui loge Rousseau quand il vient  à Paris, c’est lui, de dos, avec cette grande perruque à l’ancienne.   Et dans le  coin gauche du tableau, assis sagement à son clavecin, qui est ce jeune enfant de 8 ans à qui  les beaux seigneurs et les belles dames qui prennent le thé portent une attention très distraite ?  C’est Mozart.

Ce tableau de Carmontelle   date de la même époque (1664) : on y voit Léopold (violon) Nannerl (chant) et Wolfgang (clavecin). On se perd dans les âges, car Léopold passe son temps à rajeunir ses enfants!

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 2ème partie, texte et photos

Rappelez-vous la carte des voyages de la famille Mozart : partis de Salzbourg, ils passent une 1ère fois par Paris, entre novembre 1763 et avril 1764, puis ils reviennent, repassant à Paris et Versailles en mai-juin 1766 pour regagner Salzbourg et ils font un détour par Dijon, parce qu’en juillet 1766, il y a la tenue des Etats de Bourgogne, qui a lieu tous les 3 ans, et qu’à cette occasion, le Prince de Condé, gouverneur de la Bourgogne, veut organiser des festivités et comme il a entendu parler du jeune prodige, il invite les Mozart à Dijon. On sait assez peu de choses sur leur séjour à Dijon, mais on suppose qu'ils y restent une quinzaine de jours.

Léopold, vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, est un très bon pédagogue,  mais aussi un redoutable coach- comme certains parents de jeunes sportifs aujourd'hui- il consacre beaucoup de temps à l'éducation musicale de ses deux enfants (7enfants, 2 survivants…).

Les dons exceptionnels de son très jeune fils le décident à faire une tournée de concerts à travers l'Europe. D’autant plus qu’il y a d’autres enfants prodiges à l’époque et que compétition est rude, pour passer aux Victoires de la Musique ! :-)

La majorité des musiciens de l’époque ne pouvaient pas faire une carrière musicale indépendante, comme maintenant, ils étaient obligés de se mettre au service d’une institution ou d’une Cour, à moins d’être engagé par un noble fortuné, ce qui était rare. Léopold Mozart s’est rendu compte qu’il y avait un réseau de Cours européennes, et qu’il fallait exploiter ce réseau. C’est son génie  à lui, et  aussi toutes les observations dans ses notes et  sa correspondance  qui sont passionnantes : c’est  un vrai film de la vie en Europe dans la deuxième moitié du 18ème siècle.

A Dijon, il y a certainement eu 2 concerts qui ont eu lieu ici- aux ArchIves départementales de la Côte-d'Or- autrefois l’Hôtel de Ville, puisque la salle du Palais des Etats était justement occupée, dans la grande salle d’audience, qui est au-dessus de notre tête ! c’est là, très  certainement que De Brosses assista au concert des enfants Mozart du 16 ou du 18 juillet 1766.

 

On le voit par ses notes, Léopold n’a pas du tout été satisfait des prestations des musiciens de Dijon : tous des ânes !

 « Sotrau, violoniste « très médiocre », Fantini, « misérable italien détestable »,  Paquet, Lorenzetti et Mauriat : « asini tutti ». À l’alto, Le Brun « un racleur », les autres au violoncelle ont fait une prestation « misérable » et les deux frères jouant du hautbois sont « rotten » « pourris » ! »

Mais, il  écrit à son ami Lorenz Haguenauer, resté à Salzbourg :

« Je n’ai pas manqué de boire à votre santé un — non, plusieurs verres de bourgogne. Vous savez que je suis un buveur acharné. Ô combien ai-je souhaité trouver dans la cave d’un bon ami de Salzbourg les vins que l’on nous a proposés à profusion ! Je n’ai pas fait attention à quelle fontaine on tire le bon vin de Bourgogne, et si l’on a envie d’en boire, cela ne coûte rien qu’une petite lettre, et il est là ! J’ai presque eu envie de commander un petit tonneau d’une contenance de 240 bouteilles. "

 

Madame d' Epinay

Madame d' Epinay

Après quoi Mozart et sa famille rentrent sur Salzbourg en passant par Lyon et Genève, ce qui désole Voltaire, qui est malade et ne peut pas aller l’écouter. Il écrit le 26 septembre 1766 à Mme d’Epinay :

« Votre petit Mazart (sic), madame, a pris assez mal son temps pour apporter l’harmonie dans le temple de la Discorde. Vous savez que je demeure à deux lieues de Genève : je ne sors jamais ; j’étais malade quand ce phénomène a brillé sur le noir horizon de Genève. Enfin il est parti, à mon très grand regret, sans que je l’aie vu. Je me suis dépiqué en me faisant jouer sur mon théâtre de Ferney des opéras-comiques pour ma convalescence ; toute la troupe de Genève au nombre de cinquante a bien voulu me faire ce plaisir. »

 

Fin de la 2ème partie. Merci pour votre intérêt. A bientôt !

Lemonnier, Le salon de Mme Geoffrin en 1755

Lemonnier, Le salon de Mme Geoffrin en 1755

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : "Pour attendre en images"

Publié le par Claude Léa Schneider

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : "Pour attendre en images"Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : "Pour attendre en images"

Bonjour à tous, vous avez été nombreux à me demander le diaporama

"Pour attendre en images" de la conférence du 26 janvier 2017.

Je l'ai envoyé par mail à eux qui m'en ont fait la demande, mais comme c'était lourd, certains ne l'ont pas reçu. Retrouvez ici le diaporama intégral.

Pour une meilleure lisibilité, je l'ai partagé  en sections thématiques : cliquez sur les flèches pour faire défiler les images.

Bonne lecture, belles visites et jolies  balades de printemps-été !

Paris et Dijon
Paris et Dijon
Paris et Dijon
Paris et Dijon
Paris et Dijon

Paris et Dijon

Voltaire : Cirey, Fontaine-Française, Ferney, marquise du Châtelet
Voltaire : Cirey, Fontaine-Française, Ferney, marquise du Châtelet
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Rousseau : Montmorency, Ermenonville, tricentenaire, musique ...
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Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat
Café et chocolat

Café et chocolat

Vin et bouteillesVin et bouteilles

Vin et bouteilles

De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel
De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel
De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel
De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel
De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel
De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel

De Voltaire et sur Voltaire : choix personnel

Pour frissonner et réviser l'orthographePour frissonner et réviser l'orthographe

Pour frissonner et réviser l'orthographe

Jean-Jacques Rousseau, Charles de Brosses, rapprochement et choix
Jean-Jacques Rousseau, Charles de Brosses, rapprochement et choix
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Mozart : pour lire, voir et rire
Mozart : pour lire, voir et rire
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Publié dans Les Yeux de Goethe

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Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Publié le par Claude Léa Schneider

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Voltaire, Rousseau, Mozart, trois gars du quartier : café, chocolat... ou vin ?

Un très grand merci à vous qui avez été près d'une centaine à notre spectacle du 26 janvier 2017 qui associait -dans le très beau cadre des Archives départementales de la Côte d'Or où Mozart est venu en 1766- conférence, lecture, musique et dégustation.

Nous sommes désolés d'avoir dû refuser des réservations,  nous étions déjà largement dans les limites d'accueil de la salle. Nous espérons vous accueillir à l'occasion d'un prochain spectacle.

Retrouvez sur ce blog les grandes lignes du texte et de nombreuses photos de ma conférence du 26 janvier 2017.

Dans cet article : 1ère partie :

Voltaire, Rousseau et Mozart : gressins, chocolat et café, Voltaire à Cirey

Je vous présente nos trois gars du quartier –appellation familière- parce qu’ils sont là, dans notre quartier Jeannin, parce qu’ils ont tous les trois un rapport avec Dijon et la Bourgogne et ils ont aussi plusieurs traits en commun :

  • Leurs dates les placent pleinement dans le XVIIIe siècle, mais  Voltaire est  mort à 84 ans, Rousseau à 66 ans, et Mozart à 35 ans
  • Un Bourguignon les a connus tous les trois : le Président Charles De Brosses
  • Ce sont des hyperactifs et ils ne tiennent pas en place : Le père de Voltaire, pourtant austère notaire janséniste, disait plaisamment:
  • « J’ai pour fils deux fous, l’un en prose, l’autre en vers. »

      en prose, c’était Armand, l’aîné et en vers François Arouet le jeune,  dont Voltaire est le pseudonyme.

  • Ils ne sont pas issus de la noblesse et  ne sont pas des courtisans, parce que dans n’importe quelle Cour d’Europe, on fait antichambre, et ils détestent attendre.
  • Bien sûr, ce sont tous les trois des génies.
  • Ils ont fait  de nombreux voyages  à travers l’Europe (cartes ci-dessous) :
Cartes des voyages de Voltaire, de Rousseau et du jeune Mozart
Cartes des voyages de Voltaire, de Rousseau et du jeune Mozart
Cartes des voyages de Voltaire, de Rousseau et du jeune Mozart

Cartes des voyages de Voltaire, de Rousseau et du jeune Mozart

Rousseau parle de « sa manie ambulante », il a besoin de marcher tout le temps.

Quant à Mozart, on estime que sur les 35 années de sa courte vie, il a passé 250 jours en route, en voiture de l’époque -hors séjour- et la majeure partie avant 15 ans.

  • Et tous les 3 aiment le café, le chocolat et le vin, mais de façon différente.

Pourquoi il y aura des gressins dans la dégustation de tout à l’heure ? Vous allez le savoir tout de suite

Et pourquoi certains avec du jambon et d’autres non ? ça vous le saurez plus tard.

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

  Gressins

   Jean-Jacques Rousseau naît dans une famille protestante de langue française, à Genève qui est à l’époque est une république calviniste. Sa mère meurt 9 jours après sa naissance, son père est horloger, il est violent, il se déplace beaucoup et ne s’occupe pas de son fils. Jean-Jacques est placé chez un oncle, puis en pension à 10 ans. A 12 ans, il commence un apprentissage de graveur, mais il est malheureux et maltraité. Et à 16 ans il s’enfuit. À pied. Il part en Savoie.  Il a faim, il est recueilli par un curé, qui le confieà  une jeune femme : Madame de Warens.

   Elle habite Annecy, dans une maison cossue -Les Charmettes- elle est récemment convertie au catholicisme et mandatée par l’évêque pour s’occuper des candidats à la conversion, pour laquelle elle est payée. On sait maintenant que la conversion de Jean-Jacques lui a rapporté 10 écus !

    Elle veut donc que Jean-Jacques se convertisse au catholicisme, et que pour ça, il aille  à l’hospice des Catéchumènes à Turin, ville d’Italie qui appartient alors au Duché de Savoie. Rousseau hésite puis accepte, mais pas pour des raisons religieuses

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photosVoltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Plus tard dans les Confessions, il dit pourquoi :

(…) l’idée d’un grand voyage flattait ma manie ambulante, qui déjà commençait à se déclarer. Il me paraissait beau de passer les monts à mon âge, et de m’élever au-dessus de mes camarades de toute la hauteur des Alpes. Voir du pays est un appât auquel un Genevois ne résiste guère. (…) M’envoyer à Turin, c’était, selon moi, s’engager à m’y faire vivre, à m’y placer convenablement.(…) Si jeune, aller en Italie, avoir déjà vu tant de pays, suivre Annibal à travers les monts, me paraissait une gloire au-dessus de mon âge. »

Mme de Warens confie JJ à un couple d’amis, les Sabran et  ils mettent 20 jours pour faire Annecy-Turin à pied ! mais en passant par la route du Mont Cenis. Ce voyage lui plaît beaucoup :

 « Ce fut une longue promenade.(…) Ce souvenir m’a laissé un goût vif pour tout ce qui s’y rapporte, surtout pour les montagnes et pour les voyages pédestres. » « Mon regret d’arriver si vite à Turin fut tempéré par le plaisir de voir une grande ville. »

    Arrivé à Turin, tout va très vite : sa conversion dure 11 jours, après quoi on le met dehors avec le produit de sa quête à l’église, et il est bien déçu parce qu’il pensait qu’on allait lui donner un emploi ! il vivote à Turin de petits bouots de laquais-secrétaire et surtout, dit-il, grâce à

 « cet excellent pain de Piémont que j'aime plus qu'aucun autre », ce sont justement les gressins, qu’il mange avec du lait caillé, qui lui permettent de survivre. Et quelques mois plus tard, il rentre à Annecy à pied par le même chemin.

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
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Chocolat

Vous allez me dire :  mais Rousseau n’a pas mangé de chocolat à Turin ? pourtant les Ducs de Savoie ont introduit le chocolat à Turin au 16ème siècle !  Et deux siècles après, on en trouve  dans toute l’Europe !

Eh bien non, parce qu’à l’époque de Rousseau, 500 g de chocolat équivaut environ à 5 jours de salaire d’un ouvrier ! Le chocolat et le café, produits courants, voire de 1ère nécessité pour nous, sont exotiques et coûteux au 18ème.

    Le chocolat est introduit en France en 1615 à l’occasion du mariage de Louis XIII  avec Anne d’Autriche, infante d’Espagne, dont les nombreuses servantes  savent parfaitement préparer le chocolat. On me signale cependant une controverse : le chocolat aurait été introduit auparavant à Bayonne ...

Plus tard, Mazarin emploie un chocolatier turinois qui l’accompagne dans ses déplacements. Et comme Louis XIV n’est pas friand de chocolat, la reine Marie-Thérèse déguste en cachette 4 à 5 tasses de chocolat épais par jour ! C’est un produit de très haut luxe et de prestige réservé à la Cour, qui se présente sous la forme d’une pâte de cacao mélangé à du sucre de canne et à des épices, qu’on presse dans un moule, et qu’on râpe dans un liquide chaud, généralement de l’eau,  pour en faire en boisson épaisse comme le montre cette porcelaine de Saxe.

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
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Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Le poète italien Metastasio, dans sa Cantate du chocolat,  en donne la recette à une jeune bergère nommée Philis, en voici un extrait :

« Tu seras peut-être curieuse de savoir  comment  on  dissout  la pâte de chocolat. Fais bouillir sur des charbons ardents quelques verres d 'eau limpide dans un vase allongé; jettes-y la pâte  que tu  veux faire fondre; aussitôt tu verras la liqueur monter en bouillonnant.D'une main prompte et vigilante éloigne le vase du feu : qu'il puisse cependant  recevoir  encore  l'action  de  la  chaleur. Arme-toi d 'un bâton court et  dentelé qu'on  nomme moulinet,  introduis-le dans la chocolatière, et, la pressant entre  les deux mains, imprime­ lui en divers sens des mouvements  répétés. Le liquide se divise, la mousse s'élève; verse-la dans la tasse, renouvelle l'action du moulinet, verse encore; alors enfin tu  peux savourer la liqueur. Assieds-toi, cause,  médis  doucement  du  prochain. »

Le double sens érotique de cette cantate ne vous aura pas échappé ! eh oui, le chocolat est considéré comme un aphrodisiaque,  comme un « amant alimentaire » et à ce titre réprouvé par l’Eglise. Etre

« admis au chocolat » dans les appartements du Régent Philippe d’Orléans, c’est une invitation galante.

Quant à Voltaire, qui est riche, il en consomme plusieurs tasses, généralement debout, quand il travaille « de cinq heures du matin à trois heures de l’après-midi », non pas comme aphrodisiaque mais comme stimulant intellectuel. Et à la fin de sa vie à Ferney, comme sur le tableau de Jean Huber,  c’est presque son unique aliment.

 

S’il y a un peintre du chocolat au 18e siècle, c’est le genevois Jean-Etienne Liotard. Ce tableau avec la jeune femme en vert s’appelle  Le déjeuner, le premier repas de la journée, qui nous fait sortie du jeûne de la nuit, puisqu’autrefois on dînait à midi et on soupait le soir. La pub qui dit en ce moment « on ne dîne plus, on soupe », reprend cette ancienne terminologie. Mais noter qu’on appelle toujours « un déjeuner » un ensemble composé d’une grande tasse et d’ une soucoupe, dont on se sert aujourd’hui pour le petit déjeuner.

Mais il faut du temps avant que l’usage du chocolat s’installe dans les familles même riches, comme sur ce tableau de la fin du 18e où on le consomme encore avec solennité.

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Café

Le tableau de François Boucher qui fait le fond de notre affiche, s’appelle aussi Le déjeuner, il rentre davantage dans l’intimité familiale, puisqu’il montre une famille au complet qui prend le café le matin.

Le café, autre boisson chaude exotique, est arrivé en Europe  au XVIe siècle via Istanbul. On l’aime aussi beaucoup au 18e, son usage se répand vite, il est moins cher que le chocolat, et  encore aujourd’hui -dans un café-  un café est toujours  moins cher qu’un  chocolat chaud.

Vous pouvez aller dans le plus ancien café de Paris : le Procope,  qui date de 1686, c’est le rendez-vous des artistes, des philosophes, Voltaire et Rousseau y sont venus, mais aussi des bourgeois, des artisans qui viennent discuter des idées nouvelles. Montesquieu, dans les Lettres persanes, ne manque pas d’y faire allusion :

« Le café est très en usage à Paris : il y a un grand nombre de maisons publiques où on le distribue. Dans quelques-unes de ces maisons on dit des nouvelles, dans d’autres on joue aux échecs. Il y en a une où l’on apprête le café de telle manière qu’il donne de l’esprit à ceux qui en prennent : au moins, de tous ceux qui en sortent, il n’y a personne qui ne croie qu’il en a quatre fois plus que lorsqu’il y est entré. »

Au Procope, il y a toujours le bureau où Voltaire aimait s’installer pour travailler, et on appelle toujours un « Voltaire » un expresso avec du chocolat chaud (le verre et l’ordi ne sont pas d’époque !)

Mozart raffole aussi du café et du chocolat qu’il va boire  au café Tomaselli, fondé en 1700,  place du vieux marché à Salzbourg, ou au Café Staiger, ouvert par Anton Staiger en 1753, aujourd’hui place Mozart. Le café est très présent dans la musique de Mozart. Mais je le certifie, Mozart n’est jamais entré dans un café Mozart et n'a jamais mangé de "Mozartkugeln" !

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photosVoltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Qui dit café, dit service à café et  folie des services à café et vous en savez quelque chose, puisque celui hérité de Tatie Louisette prend beaucoup trop de place dans votre placard !

Le plus somptueux d’Europe est certainement celui d’Auguste Le Fort à Dresde, tout en or, dans son trésor de la Voûte verte. Mais Auguste le Fort, c’est   un peu le Louis XIV de la Saxe, de la Pologne et de la Lituanie. Il possède la fortune et le droit. Mais comme vous le savez, en Europe, les lois somptuaires réglementent le luxe, limitent  l’usage  des  métaux   précieux, et  favorisent l’essor de la faïence et de la porcelaine.

En France, un médecin, Nicolas de Blégny   définit  dans Le Bon Usage du thé, du café et du chocolat, dans quoi on doit boire le café :

« […] les personnes de qualité qui prennent par délice la boisson de café, ont accoutumé de la faire servir en compagnie sur des soucoupes de cristal, de porcelaine, ou de faïence de Hollande, mais plus ordinairement sur des porte-chiques qu’on appelle cabarets à café. (…) La chique désigne  une tasse de la plus petite espèce. »

Et puis, l’usage du café, du chocolat et du thé se développant, on invente alors des services pour ces 3 boissons chaudes exotiques, on les appelle des cabarets.

 

Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos
Voltaire, Rousseau, Mozart, café, chocolat ou vin : 1ère partie, texte et photos

Voltaire à Cirey

En 1734, Voltaire est menacé d’emprisonnement à la suite de la publication des Lettres Philosophiques. Son amie, la marquise du Châtelet, lui donne alors asile  dans son château de  Cirey, qui se trouve en pleine campagne, très isolé. « Pour venir à Cirey, il  faut  vous  aimer » écrit Voltaire qui vit avec elle la seule passion amoureuse de sa vie.

La marquise du Châtelet née Emilie de Breteuil, a douze ans de moins. Son père, voltairien de la première heure, lui a donné une éducation hors-normes pour l’époque, notamment en maths et en physique. Avec Voltaire, qui parle anglais, elle apprend l’anglais et est la première à traduire les Principes mathématiques de Newton. Pour Voltaire, c’est aussi une période de création intense.

Et quand Mme Pompon-Newton, c’est le surnom que lui donne Voltaire, parce qu’elle est coquette – et un peu trop maquillée !-  et savante,  meurt en 1749, à 43 ans, Voltaire quitte Cirey, complètement  abattu.

 

D’autant plus qu’ils s’amusaient bien, recevaient beaucoup, et l’on ne manquait pas de déguster du chocolat, et d’ailleurs le gâteau Voltaire que vous dégusterez tout à l’heure évoque cette période. Le château plaisait beaucoup à Voltaire qui y a fait faire des travaux et construire un petit théâtre où il joue ses pièces, comme partout où il passe.Leurs journées bien remplies et leur vie trépidante  épuisaient parfois leurs invités comme en témoigne cette lettre :

 

Lettre de   Madame de Graffigny, 1738.  « Nous sortons de l'exécution du troisième acte joué aujourd'hui, il est minuit, nous allons souper… Je suis rendue. C'est le diable, oui le diable, que la vie que nous menons. Après souper, Madame du Châtelet chantera un opéra entier... On ne respire point ici. Nous jouons aujourd'hui l'Enfant Prodigue... Nous avons répété Zaïre...Il faut se friser, se changer, s'ajuster, entendre chanter un opéra. Oh! Quelle galère".  

Fin de la première partie, la suite prochainement ...

 

Nicolas Lancret,  Dame buvant du café dans un jardin avec des enfants.

Nicolas Lancret, Dame buvant du café dans un jardin avec des enfants.

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Café, chocolat ...ou vin ?

Publié le par Claude Léa Schneider

Café, chocolat ...ou vin ?
Café, chocolat ...ou vin ?

Avec une dégustation "d'époque" comprise dans le prix d'entrée : gressins, soupe, gâteau Voltaire, boisson chaude... Venez nombreux !

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Publié le par Claude Léa Schneider

Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Bonjour à tous,

Une animation du Quartier Jeannin à Dijon, qui associe Jeannin Janime, Arteggio, les Archives départementales de la Côte d'Or, trois musiciens dont le violoniste Thierry Juffard - article ici http://www.almanachdeclaudelea.com/2016/09/thierry-juffard-violoniste.html et Les Yeux de Goethe, et que nous sommes très heureux et fiers de vous proposer ! Vous en saurez davantage sur le document ci-dessous.

Une  dégustation "d'époque" est comprise dans le prix du billet.

Venez nombreux !

 

Les Yeux de Goethe de retour le 26 janvier !

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Ruegen, Friedrich, Prora

Publié le par Claude Léa Schneider

Bonjour à tous ! Voilà comment ça s'est passé : j'avais très envie de vous parler du site de Prora, qui se trouve sur l'île allemande de Rügen (où je suis allée) peu connue des Français.

 

Et René Petit, que vous écoutez sur le 100.0 FM vous parler d'architecture dans Union Latérale qu'il co-anime avec Philippe Blanchard et Florian Kerouasse, avait envie de vous présenter le peintre allemand  Caspar David Friedrich (1774-1840 qui a peint les célèbres falaises de craie de Rügen (photo ci-contre).

Alors on a décidé de faire une émission ensemble et c'est le n° 44 du Mot sur la Main, dont vous allez découvrir ci-dessous toutes les références photos et le lien podcast.

Bonne lecture et bonne écoute !

Comme tous les invités du Mot sur la MainRené Petit a donc apporté un "objet fétiche" que vous voyez à droite sur la photo ...

 

 

Qu'est-ce que c'est ? Ce dirigeable  aurait pu voler à travers le studio, mais nous n'avons pas osé tenter l'aventure, de peur de ne pouvoir le ...diriger !

En écoutant l'émission, vous saurez précisément pourquoi  René Petit a choisi cet objet.

Ruegen, Friedrich, Prora

Cet article n'a pas pour but de répéter l'émission, mais de la prolonger.

 

Voici donc quelques citations de Caspar David Friedrich et une galerie de quelques tableaux.

Ecoutez René Petit commenter l'étonnant Paysage d'hiver avec église. (ci-dessous dans le diaporama))

"Le peintre ne doit pas peindre seulement ce qu'il voit en face de lui, mais aussi ce qu'il voit en lui."

"L'art se présente comme médiateur entre la nature et l'homme. le modèle primitif est trop grand, trop sublime pour pouvoir être saisi. Sa reproduction, oeuvre de l'homme, est plus proche des faibles."

"Conserve en toi une pureté d'enfant [...] une véritable oeuvre d'art ne peut sortir que d'une âme pure."

"Le divin est partout, jusque dans un grain de sable." (ci-dessus, à droite : Le moine au bord de la mer, 1809.)

 (Cliquez sur les flèches blanches pour faire défiler le diaporama ci-dessous)

Caspar David Friedrich, le peintre mystique qui a refusé de faire le Grand Tour en Italie parce qu'il craint  "que le paysage méditerranéen ne détruise son esthétique ..."

Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))
Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))

Paysage avec église, Dolmen sous la neige, Moine dans la neige, Croix surplombant la mer Baltique,Le voyageur contemplant une mer de nuages, La mer de glace, Les âges de la vie, Falaises de craie, aquarelle (Rügen, 1824-6))

A mon tour de vous montrer quelques aspects de l'île de Rügen (Mecklembourg-Poméranie occidentale)

 

Comme vous le voyez sur la photo à droite, il y a toujours un aussi fort contraste entre les falaises blanches, la mer Baltique et la végétation. Les sites peints par Friedrich se trouvent au nord de Sassnitz, dans le Parc naturel du Jasmund, où se trouve aussi le célèbre Königsstuhl. (cf la carte ci-dessous)

Mais depuis l'époque de C.D. Friedrich, les falaises de craie se sont beaucoup érodées et sont parfois tombées par pans entiers dans la mer, surtout depuis le début des années 2000.

Carte de l'île de Rügen ((Mecklembourg-Poméranie occidentale)

Carte de l'île de Rügen ((Mecklembourg-Poméranie occidentale)

On rejoint le site de Prora, appelé le "Colosse de Rügen", par un sentier qui part de la station balnéaire de Binz et qui longe la baie en remontant vers le nord,  toujours sur la façade est de l'île, mais plus au sud. (cf carte)

 

 

 

 

Et on arrive sur le site de Prora,  cette énorme station balnéaire monobloc de 4,5 km de long, composée de 8 blocs identiques de 6 étages reliés entre eux et qui devaient, dans le programme Kraft durch Freude (La Force par la Joie) voulu par Hitler, comporter  10 000 chambres donnant toutes sur la mer Baltique.

 

Le but était d'accueillir les "bons vacanciers allemands", "la classe ouvrière aryenne méritante" par groupes de 20 000 pour une semaine de vacances et de propagande nazie ...

L'ensemble a été conçu en 1936-37 par l'architecte  Clemens Klotz, qui reçoit le Grand Prix d'architecture à l'Exposition universelle de Paris en 1937 ! et réalisé par Wilhelm Heidrich. L'ensemble a été inauguré trois mois avant la déclaration de guerre de 1939.

En écoutant notre émission, vous découvrirez les utilisations successives du site, la plus importante étant  en 1952 la récupération des lieux par l'armée de la RDA qui les utilise comme caserne pour ses parachutistes et ses troupes d'élite. (photo à droite, les coupes de cheveux masculines réglementaires ...), puis comme lieu de formation  pour les rebelles du Mozambique, d'Angola ou de Palestine.

 

 

Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.
Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.

Maquette du site et images de propagande de la fin des années 30.

 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.
 Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.

Utlisation comme base secrète d'entrainement par l'armée de la RDA, (NVA) avec haute technologie des années 70.

Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.
Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.

Mais aussi de 1956 à 1991, centre de repos et convalescence pour des personnels de la NVA triés sur le volet.

Après la chute du Mur, que faire d'un tel "monstre" abandonné, dont la rénovation en lieu de mémoire coûterait une fortune ?

 

Eh bien le livrer aux promoteurs qui sont en train de les réhabiliter en  complexe de résidences balnéaires de luxe, dans les murs mêmes construits sous Hitler...

Et mon "objet fétiche" de l'émission c'est justement la photo d'un des multiples panneaux publicitaires immobiliers qui vous incite à investir : ça vous tente ?

Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.
Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.

Petite promenade à travers les lieux (et l'appartement témoin) quand nous les avons visités.

Tout ça ne vous poserait pas un petit problème éthique ?

Grand débat en Allemagne ...

Quoi qu'il en soit, depuis cet été, des appartements sont occupés et la station fonctionne. Mais je doute que ça ressemble déjà à la photo-dessin-promo ci-contre !

Pour en savoir davantage, voici quelques sites et liens que je vous recommande. (Je vous ai sélectionné de préférence des sites en français ):

Grande vue aérienne 2011 /Luftbild vom Nordflügel von Prora (2011) https://de.wikipedia.org/wiki/Prora

http://www.proradok.de/fr/la-station-balneaire-kdf-des-vingt-mille-a-prora-sur-lile-de-ruegen/

 http://www.slate.fr/monde/83175/prora-station-balneaire-nazie-jamais-servi

http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/04/un-colosse-impossible-a-abattre

http://immobilier.lefigaro.fr/article/le-complexe-nazi-de-prora-se-transforme-en-station-balneaire-de-luxe_84d1cd2e-705a-11e6-9f91-caf284335945

Et bien sûr, le podcast de l'émission !

 

Ruegen, Friedrich, Prora

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Actualité Zola

Publié le par Claude Léa Schneider

Affiche du film
Affiche du film
  • Pourquoi n'y a t-il aucun tableau de Cézanne dans la maison de Zola à Médan ? Peut-être aurons-nous la réponse le 21 septembre, quand sortira en salles le film très attendu de Danièle Thompson : Cézanne et moi.
  • Zola et Cézanne, copains de collège et amis pendant quarante ans, se sont brouillés. Pourquoi ? La réponse est peut-être partiellement dans L'Oeuvre, ce roman paru en 1886 dans lequel Zola a mis toute son expérience des milieux de la peinture et dont le héros, Claude Lantier, est un peintre finalement en échec.
  • Mais la découverte récente d'une lettre amicale de Cézanne à Zola écrite en 1887 semble infirmer cette thèse.
Une photo du film.
Une photo du film.
  • A mon avis, l' Affaire Dreyfus, qui éclate ensuite, y est aussi pour quelque chose, même si cette thèse curieusement est rarement évoquée.
  • On s'offusque aujourd'hui de la violence verbale, mais que dire des propos antisémites de l'époque. Il suffit de lire, pour s'en rendre compte, le Journal (pourtant édulcoré) de la très jeune Julie Manet, fille de Berthe Morisot et filleule de Renoir, qui répète assez naïvement tout ce qu'elle entend ...
  • Aix-en Provence est la ville de Cézanne - et celle de Zola dans son enfance et son adolescence. Or Aix est majoritairement anti-dreyfusarde et Zola publiquement et courageusement dreyfusard.
  • Quelles réponses nous apportera le film de Danièle Thompson ? nous avons hâte de le savoir, d'autant que Guillaume Gallienne sera Cézanne, et Guillaume Canet Zola !
La salle de bain de la maison de Médan.
La salle de bain de la maison de Médan.
  • Certaines scènes du film auront -elles été tournées dans la maison de Zola à Médan, actuellement en travaux depuis 2012, et qui deviendra "La Maison de Zola et le Musée Dreyfus" quand elle rouvrira ses portes en 2017 ? Nous le saurons bientôt.
  • https://www.maisonzola-museedreyfus.com/index_fr.html

  • J'ai eu la chance de faire une des dernières visites guidées de la Maison de Médan avant fermeture pour travaux ce qui m'a permis de comprendre comment Zola, fils d'ingénieur, et féru de technique de pointe, a aménagé sa maison.

  • Je me suis également intéressée à la genèse de son roman Au Bonheur des Dames et à l'histoire des Grands magasins de Dijon et de quelques grandes villes européennes.

  • Ces conférences, constamment remises à jour, sont disponibles. Toutes les formules sont possibles : en salle, avec dégustation, chez vous ...

  • Et pour terminer, la bande-annonce du film !

Pour exemple, 2 conférences (avec variantes)  sur Zola.Pour exemple, 2 conférences (avec variantes)  sur Zola.

Pour exemple, 2 conférences (avec variantes) sur Zola.

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Les chapeaux des impressionnistes

Publié le par Claude Léa Schneider

Les chapeaux de Sara Tintinger Photo Alain Doire
Les chapeaux de Sara Tintinger Photo Alain Doire

Mon amie Sara Tintinger

  • Ce que je sais sur les chapeaux, je l'ai entièrement appris de mon amie Sara Tintinger, Meilleur Ouvrier de France et Chevalier de l’Ordre des arts et des ­lettres, une des rares modistes à savoir encore coudre la paille sur une machine Anita. Elle a travaillé chez Marie Mercié, Dior, Thierry Mugler, Sonia Rykiel et partage aujourd'hui son activité entre les commandes de grands noms de la mode parisienne et son atelier dijonnais : http://www.bibibob.fr/
  • Au cours de l'été 2012, visitant l'exposition du Musée d'Orsay L'Impressionnisme et la Mode et constatant qu'il n'y avait aucune section consacrée aux chapeaux pourtant si présents sur les toiles impressionnistes, je lui ai proposé que nous fassions ensemble une conférence sur ce sujet.
  • Elle a mis à ma disposition tous les ouvrages de sa bibliothèque, j'ai beaucoup lu, elle m'a beaucoup expliqué, je l'ai beaucoup regardée travailler, et nous avons donné plusieurs fois en duo cette conférence-projection-savoir-faire, qui depuis vit de façon autonome et s'enrichit de nos expériences individuelles.
Affiche du Musée d'Orsay
Affiche du Musée d'Orsay

Pourquoi ces chapeaux ?

  • Nous sommes remontées aux sources historiques pour comprendre l'omniprésence du chapeau dans cette 2ème moitié du XIXe siècle.
  • Car non seulement l'usage du chapeau obéit à un code moral rigide et obligé pour tous, mais c'est aussi le moteur d'une industrie très florissante : plus de 14 000 chapelleries en France à l'époque.
  • Fabrication de chapeaux et garnissage de toutes techniques : feutre, paille, plumes, fleurs ...., métiers souvent très pénibles et sous-payés, naissance d'un véritable prolétariat de la chapellerie et essor d'un métier féminin autant admiré que mal considéré, celui de modiste.
Affiche d'une version en plein air de cette conférence
Affiche d'une version en plein air de cette conférence

Une affaire de chimie

  • Tout cela bien sûr, à replacer dans le contexte de la Révolution industrielle, car ce sont les progrès considérables de la chimie qui ont permis la production de masse et l'évolution des teintures et des couleurs en tubes, sans lesquelles il n'y aurait pas eu de peinture hors de l'atelier.
  • Pour le peintre impressionniste, le chapeau est tout autant un marqueur social, un accessoire de mode dont il faut saisir le mouvement sur une silhouette, qu'un fidèle compagnon qui le protège pendant les longues stations à peindre en plein air.

Immédiatement disponible

  • C'est tout cela que j'aurai le plaisir de vous faire découvrir, à l'aide d'une iconographie riche et colorée, car cette conférence est immédiatement disponible.
  • En attendant, saurez-vous reconnaître les auteurs des 3 tableaux ci-dessous ?
Eh eh ! Pas si facile ...Eh eh ! Pas si facile ...Eh eh ! Pas si facile ...

Eh eh ! Pas si facile ...

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Malraux et le cinéma

Publié le par Claude Léa Schneider

Affiche "Malraux et le cinéma"
Affiche "Malraux et le cinéma"

Comme promis, chers lectrices et lecteurs, retrouvez ici le détail de mes conférences et animations culturelles.

  • Encore aujourd'hui Malraux irrite, dérange, suscite l'admiration ou le rejet ...
  • Ses livres, devenus des classiques pour le bac, sont peu lus pour eux-mêmes, jugés difficiles, vu la complexité de leur contexte historique.
  • Pour certains, son engagement est "bidon", c'est un voleur d'objets d'art, c'est un faiseur de discours grandiloquents, un mec qui se la jouait, un imposteur, bref un "fake" !
Malraux et l'escadrille EspanaMalraux et l'escadrille Espana

Malraux et l'escadrille Espana

  • Or c'est ça la personnalité de Malraux : du bluff au génie. Sa vie trépidante est un véritable scénario.
  • Autodidacte, il se forge une culture cinématographique dès l'âge de 14 ans et se constitue très vite un carnet de relations internationales.
  • Qu'a-t-il appris auprès de ses maîtres Griffith, Eisenstein et Victor Söjström ?
  • Quelle est la relation entre ses romans et le cinéma ?
  • Dans quelles conditions le chef d'escadrille André Malraux a-t-il tourné, en pleine Guerre d'Espagne, "Espoir-Sierra de Teruel", le 1er " docu-actualité-fiction" de l'histoire ducinéma ?
  • En quoi s'est-il montré visionnaire et que lui doivent les cinéastes d'aujourd'hui, lui qui a mis en place le très envié système d' "avance sur recette" ?
  • C'est à ces questions que je me propose de répondre avec vous au cours de cette conférence-projection largement illustrée.
  • durée : 55mn environ.
  • Vous êtes intéressé/e : n'hésitez pas à me contacter par l'intermédiaire de ce blog.

Publié dans Les Yeux de Goethe

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Autoentreprise Les Yeux de Goethe

Publié le par Claude Léa Schneider

Logo de mon autoentreprise
Logo de mon autoentreprise

Pourquoi ce nom ?

  • C'est début 2012 que j'ai créé mon autoentreprise Les yeux de Goethe. Une entreprise d'animation culturelle et de conférences sur des thèmes littéraires et artistiques, toujours liés à des savoir-faire artisanaux, dont la gastronomie.
  • C'est vrai, j'admire particulièrement Goethe (1749-1832), non seulement parce que c'est un immense écrivain qui a façonné l'identité culturelle allemande dans ce qu'elle a de meilleur, mais pas seulement. C'est aussi un génie curieux de tout. Ses immenses yeux- globuleux- observent avec une passion dévorante tout ce qui les entoure, et semblent méditer à l'intérieur de leurs orbites, comme si monde terrestre et monde métaphysique s'y rejoignaient.
Les "vrais" yeux de Goethe !
Les "vrais" yeux de Goethe !
  • Oui, vraiment curieux de tout.
  • Et sans forfanterie. Parlant ou connaissant six langues, dessinant, pratiquant divers sports, ne reculant pas devant les exercices physiques, et passionné par les sciences.
  • L'optique, Goethe est l'auteur d'un Traité des couleurs et c'est son cercle chromatique que vous voyez en fond du logo.
  • La botanique : à Rome, il collecte diverses plantes méditerranéennes, inconnues de lui, qu'il met ensuite en pot dans sa chambre et qu'il regarde pousser ...
  • La géologie : au cours de son excursion à Naples et en Sicile du printemps 1787, on le voit ramasser et mettre dans ses poches tous les cailloux qu'il trouve.
  • Et quand il arrive sur une plage avec ses ami(e)s, c'est l'occasion d'une folle "bataille de sable" !
  • Vous l'avez compris : c'est le caractère de ce génie à la fois universel et familier qui m'interpelle.

"Fièvre werthérienne" et "effet Werther"

  • Bien malgré lui, Goethe est aussi à l'origine du commerce des premiers "produits dérivés" !
  • Le succès foudroyant de son premier roman Les Souffrances du jeune Werther, paru en 1774 - il avait 25 ans- l'a poursuivi toute sa vie et a engendré dans toute l'Europe une véritable "fièvre werthérienne".
  • Outre les innombrables œuvres littéraires, musicales,plastiques ... que ce roman épistolaire a inspirées, il y a eu une mode vestimentaire à la Werther -jaune et bleu pour les hommes, rose et blanc pour les femmes- comme Charlotte/ Lotte- des services en porcelaine,etc ... et aussi des suicides à la Werther !
  • " Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde." écrit Madame de Staël en 1813.
  • Vous voulez en savoir plus sur ce roman ? Werther Playmobil vous l'explique !

En allemand c'est ici : : https://www.youtube.com/watch?v=He-7C8UkhKk

Et en anglais c'est là : https://www.youtube.com/watch?v=cdG2RopYIOc

(Désolée, je n'ai pas trouvé de version française.)

  • Et pas de photo ni de pub ici des caramels "original" qui portent le nom de ce héros malheureux, car j'ai trop le respect de vos dents !
Werther : de Goethe à Playmobil !Werther : de Goethe à Playmobil !Werther : de Goethe à Playmobil !

Werther : de Goethe à Playmobil !

Mixer les genres

  • Ce petit développement sur Goethe et Werther vous donnera une idée de la façon dont j'aime aborder les sujets : en mixant les genres.
  • Il existe des ouvrages très savants sur le sujet, et j'en ai lus, et j'ai même commencé très jeune !
  • Mais qu'on ne s'y trompe pas : on peut être très sérieux dans le travail de recherche sans se prendre trop au sérieux soi-même.

Rendre la culture appétissante

  • Mon objectif est de rendre la culture "appétissante" et d'avoir un discours plaisant, accessible à tous, en parlant simplement et en illustrant abondamment mon propos.

Transmettre l'enthousiasme

  • Je suis d'un naturel enthousiaste, j'aime transmettre, et mon objectif majeur est de vous transmettre cet enthousiasme pour un auteur, un peintre, un fait de mode, une ville ...
Goethe par Andy Warhol, 1984

Goethe par Andy Warhol, 1984

Quelles sont mes conférences et animations déjà disponibles ?

  • Vous allez le découvrir prochainement au fil des pages de cette rubrique.
  • La recherche, en arts et littérature -comme en science(s) - ne s'arrête jamais ! C'est pourquoi je ne fais jamais deux fois la même conférence :il est toujours nécessaire d'actualiser.
  • Il m'arrive aussi d'adapter un thème à votre demande.

Où ont-elles lieu ?

  • J'habite à Dijon et je travaille dans cette ville et en proche périphérie.
  • Je travaille avec des associations, avec des groupes librement constitués, avec des restaurateurs ou chez des particuliers.
  • Avec mon ordi et mon vidéoprojecteur, je suis autonome : il me suffit d'un mur blanc(ou très clair).

Combien ça coûte ?

  • Une conférence -qui représente au minimum 6 mois de travail- coûte au forfait 65 euros.
  • Dans le cas d'un dîner à thème, il faut compter 5 euros par personne (en plus du prix du repas ou de l'apéritif dinatoire fixé par le restaurateur)
  • Parfois je travaille aussi "au chapeau".
  • Toutes les formules sont ajustables à votre demande.
  • Mon autoentreprise est déclarée, avec un n° de SIRET, si vous le souhaitez je vous délivre donc une facture.

Comment me joindre ?

  • Par l'intermédiaire de l'onglet "contact" de ce blog.
  • En m'écrivant à cette adresse : clasch92@orange.fr

Et à bientôt sur l'onglet de ce blog pour en savoir davantage.

Goethe dans la campagne romaine par JHW Tischbein (1786) et parodie à la" Duckomenta"Goethe dans la campagne romaine par JHW Tischbein (1786) et parodie à la" Duckomenta"

Goethe dans la campagne romaine par JHW Tischbein (1786) et parodie à la" Duckomenta"

Publié dans Les Yeux de Goethe

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