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38 articles avec station simone

Matcha-Macho

Publié le par Claude Léa Schneider

Matcha-Macho, ou à la manière de Pirandello : 1184 personnages en quête d’auteurs.

Aujourd’hui, j’ai fait un cake au matcha. Vous connaissez sans doute le matcha :  c’est un thé vert,  moulu très fin, qu’on utilise en cuisine.

Maintenant  je vous propose un feuilleté au macho.  Je ne sais pas si ça  conviendra à votre régime, parce que je vais vous proposer  une recette d’Ancien Régime. Mais allez voir qu’on peut très très facilement l’actualiser.

Bon, maintenant, est-ce que vous avez de quoi écrire ? Prenez de quoi noter la recette.

 

Cake au thé vert matcha

Cake au thé vert matcha

En février dernier, le Courrier international a consacré  un article aux femmes peintres oubliées de la Renaissance italienne.  Parce que il y a une fondation américaine qui s’appelle  Advancing Women Artists (AWA) [pour la promotion des femmes artistes] qui  fouille dans les archives, les églises et  les sous-sols de Florence à la recherche de tableaux, souvent splendides, qui sont là à pourrir, certains depuis des siècles, dans l’humidité et sous les déjections de chauves-souris,  parce qu’ils  ont eu le malheur d’avoir été peints par des femmes.

Cette fondation  a déjà retrouvé 2000 tableaux ;  elle en a  restauré  pour l’instant 60 qu’elle  expose. Attention, ce n’est pas des petits tableaux de bouquets et des miniatures, dites « féminines ».  Non ! il y a tous les sujets, y compris les sujets « nobles » et les sujets religieux.

Par exemple, au 16e siècle, une jeune florentine qui s’appelait Plautilla Nelli, née d’une famille riche de Florence qui l’a enfermée au couvent à 14 ans,  a peint des œuvres magnifiques, dont une Cène, comme Léonard de Vinci, une Cène de 7 m de haut, immense tableau qui a été retrouvé et restauré.  Plautilla Nelli était  pourtant reconnue à son époque comme une peintre excellente, mais elle a été complètement escamotée ensuite par ce qu’on pourrait appeler le culte –machiste- des « grands hommes ».

Plautilla Nelli, Cène, vers 1550.

Plautilla Nelli, Cène, vers 1550.

 Bizarrerie de notre langue :  pas d’équivalent féminin à « grands hommes »,  c’est comme ça : un « grand homme » se distingue par le sens d’un « homme grand », mais une « grande femme » ne se distingue pas d’une « femme grande » !

Bon, vous avez toujours de quoi écrire ? je vous donne l’adresse d’un site : siefar.org/   Société-Internationale-Étude-Femmes-Ancien-Régime

Qu’est-ce que c’est ? c’est une société internationale, qui s’est créée en 2000, pour l'Étude des Femmes de l'Ancien Régime  et qui a –je cite :  « pour vocation l’étude des conditions de vie, des actions, des œuvres et de la pensée des femmes des périodes précédant la Révolution française. [La SIEFAR] travaille à mieux faire connaître ces domaines, pour rendre visible la présence des femmes dans la vie économique, politique, intellectuelle, scientifique et artistique des siècles passés et faire cesser le silence qui continue trop souvent à régner

Et sur ce site décidément bien intéressant, on trouve un dictionnaire, avec une catégorie « Avis de recherche »  de 1184 noms de femmes qui ont compté dans leur époque, qui ont  été citées par des biographes anciens mais sur lesquelles la recherche aujourd’hui ne travaille pas ou plus,  femmes dont certaines sont tombées dans l’oubli et qui sont en quête de biographes du XXIe siècle, pour en faire une étude  moderne.

J’ai donc parcouru ces 1184 noms : on y trouve des curiosités, et c’est sûr, j’aimerais bien savoir qui étaient Mademoiselle Corail, et  Mademoiselle Souris,  dite La Souris, qui ont vécu au 17e-18e siècle, mais j’ai été consternée de trouver dans cette liste de noms, des noms très connus, dont des noms de reines, de reines  de France :

  • Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI et mère de Charles VII
  • Marguerite de Bourgogne, celle qui était la femme  de Louis X «le Hutin»
  • Marie de Médicis, femme d’Henri IV
  • Marie Stuart, reine de France et reine d’ Ecosse
  • La belle Agnès Sorel, dite « dame de beauté » : « Sois belle et tais-toi » et  on ne saura plus rien sur toi !
  • La reine Christine de Suède
  • Madeleine et Armande Béjart, qui ont pourtant beaucoup compté dans la vie de Molière, l’une sa compagne de toute une vie et l’autre sa femme.
  • Et même Marie Brizard, inventrice au 18e siècle d’une anisette- à consommer avec  modération-  mais tout de même aujourd’hui Marie Brizard est  une société cotée en Bourse !
  • Et sur toutes ces femmes, rien, pas d’études contemporaines ! Alors, avis aux chercheuses, ou aux chercheures et aux chercheurs en quête de sujets innovants.
Frédéric Peyson, Marguerite de Bourgogne assise, vers 1844, dans le meilleur  style "troubadour" !

Frédéric Peyson, Marguerite de Bourgogne assise, vers 1844, dans le meilleur style "troubadour" !

Comment j’ai découvert  ce site ? eh bien en travaillant sur Denis Diderot et le vin, j’ai croisé beaucoup de femmes qui ont compté au 18e siècle, dont, entre autres,  deux grandes artistes  que le machisme a mal traitées à plusieurs égards :

Anna Dorothea Therbusch, grande portraitiste berlinoise qui s’est installée à Paris en 1765- elle a peint un portait de Diderot-  mais elle  a été tellement mal reçue par ses collègues masculins qu’elle a quitté Paris 3 ans après et qu’elle est   retournée à Berlin ; et pourtant elle était membre de plusieurs académies européennes. Sur Wikipédia, il y a son autoportrait avec une lunette, et c’est particulièrement audacieux et chouette

Portrait de Marie-AnneCollot par son mari, Falconet fils, 1773.

Portrait de Marie-AnneCollot par son mari, Falconet fils, 1773.

Et Marie-Anne Collot, une des rares sculptrices professionnelles de l’Ancien Régime : c’était la belle-fille du sculpteur Falconet, malheureuse et maltraitée par son mari, fils de Falconet. Et quand Falconet père a merdouillé-parce qu’il n’ y a pas d’autre mot- pendant 12 ans à St Pétersbourg, à réaliser  la statue de Pierre le Grand que Catherine II lui avait commandée, qui c’est qui lui a sauvé la mise en sculptant la tête de Pierre le Grand qu’il n’arrivait pas à faire ? sa jeune belle-fille de 19 ans. Et, de l’avis des contemporains, c’est la partie la plus réussie de cette la sculpture monumentale. Les œuvres sauvegardées de  Marie-Anne Collot sont aujourd’hui visibles au musée de Nancy

Voilà maintenant  mon feuilleté au macho est cuit-cuit  à point. Vous reprendrez bien un peu de cake au matcha ?

Claude Léa Schneider, septembre 2019.

Retrouvez cette chronique dans "Buffet campagnard gratuit" sur

Publié dans Chroniques, Station Simone

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Et Chelsea ?

Publié le par Claude Léa Schneider

Et Chelsea ?

Et Chelsea ?

C’est bien connu, rien de tel pour réveiller la plupart des hommes à table que de parler football, surtout en fin de soirée, et  surtout s’ils ne s’attendent pas à ce que vous en parliez.

Ne commettez pas l’erreur de Brigitte Macron, en pleine campagne électorale à la télé, qui voulant dire au futur président  de la suivre  pendant qu’il était penché sur son téléphone,  s’est entendu répondre : « Attends ! je regarde les résultats du foot … » A quoi elle lui a rétorqué « Mais viens, on s’en fout ! »

Non, on ne s’en fout pas ! Non la plupart ne s’en footent pas !

Et Chelsea ?

Donc, en fin de repas, quand la conversation commence à stagner ou  à prendre un dangereux virage politique parce qu’un de vos convives demande  si l’hologramme de Mélenchon a aussi été amené à comparaître devant le  tribunal de  Bobigny,  ayez l’art de changer de sujet,  relancez élégamment la conversation sur le foot  et  dites :  « Et Chelsea ? »

Vous remarquerez que je n’ai pas choisi ce club au hasard. Dites « Et Chelsea ? » pour voir : sentez qu’aussitôt un sourire tout à fait charmeur se dessine sur votre visage. N’oubliez pas que pour sourire, 17 muscles doivent travailler simultanément, les muscles zygomatiques majeurs et mineurs sont activés pendant que le muscle risorius, qui abaisse le coin des lèvres, est inhibé : la chose n’est donc pas à prendre à la légère.

Dites « Et Chelsea ? »  et les commissures de la bouche  s’étirent, les pommettes remontent,  vos yeux s’illuminent. Un beau sourire pour le 500e anniversaire  de Léonard de Vinci, ça ne se refuse pas.

Et Chelsea ?

C’est  beaucoup mieux que « cheese », certes efficace, mais qui laisse quand même un petit  goût de fromage dans la bouche, or vos convives sont justement en train de déguster votre délicieuse mousse au chocolat.

Ou que « ouistiti-sex » qui tire bien sur le grand zygomatique, mais j’aime autant vous dire qu’ à STATION SIMONE, on est  résolument contre tout  harcèlement zoophile !

Donc « Et Chelsea ? » le « tch » fait t’chic, le « el » s’envole et « sea » … sea, sex and sun ! bien sûr !  

En matière de foot c’est quand même beaucoup plus sexy  de lâcher  : « Et Chelsea ? »  que de dire « Autrefois les Canaris jouaient  à Saupin  et puis après  ils ont joué  à la Beaujoire» !

Saupin fait illico penser à Sopalin, et vous voilà avec un Sopalin  en train de nettoyer la Beaujoire la bauge que les enfants et leurs copains ont laissée au goûter sur la table  de la cuisine ! A moins que vous  ne préfériez récurer l’évier à l’Ajax d’Amsterdam !

Et Chelsea ?

Sachez aussi dire « Et Chelsea ? », prenez un ton enjoué, en manifestant de l’intérêt mais sans trop en faire. Ne vous croyez pas obligée de le dire d’un ton grave, inquiet, passionné, style Orgon de retour chez lui, demandant à sa femme: « Et Tartuffe ? »  (même ton tragique) : « Et Chelsea ? ». Non ! ne tuez pas l’effet. Si vous tenez à Molière, restez plutôt dans le registre d’Agnès dans L’École des Femmes,  ingénument dites : « Le petit chat est mort. Et Chelsea ? »

Et Tartuffe ?

Et Tartuffe ?

Effet beaucoup moins garanti avec d’autres clubs, exemple : « Et le  Chkalovets Novosibirsk ? »  Je vous déconseille ce club :  Chkalovets Novosibirsk : vous n’éviterez pas le chachlik de langue, surtout si vous avez forcé sur la vodka à l’apéritif. Pour les mêmes raisons, évitez le Borussia Mönchengladbach. Allez-y, essayez pour voir (léger) : « Et le Mönchengladbach ?» ça marche pas aussi bien, hein ?!

Et Chelsea ?

Pour rester dans les clubs allemands, c’est difficile à table si vous dites : « Et le FC Schweinfurt ? »  :  Schweinfurt ! avec un sourire carnassier, Schwein :  le porc en allemand !  « Balance ton porc » mais ne balance pas ton FC Schweinfurt ! attention, vous risquez d’indisposer un de ces les messieurs qui se sentira secrètement visé,  vos hôtes vont se demander si c’est du lard ou du cochon et vous risquez d’écœurer les végans et  les végétariens !

Vous me demandez si c’est plus facile avec le Bayern de Munich  :  « Et le Bayern de Munich ? » oui,  mais Franck Ribéry y a laissé des souvenirs… grammatikeux.  Vos convives, c’est vrai  que chez vous, c’est un endroit qu’ils aiment bien venir,  parce qu’ à votre table les assiettes sont  toujours aussi  pleines à domicile comme à l’extérieur, et ils se sentent énormément très bien chez vous, mais faut pas qu’on exagérez quand même,  parce ce que,  quand  la routourne tourne, elle tourne vite ! et vous risquons d’avoir des ennuis avec la justice et avec le frisc.

Et Chelsea ?

Évitez le « RCC Waterloo » qui a un goût de défaite, surtout pour l’anniversaire  des 250 ans de la naissance de Napoléon ; même chose  avec le « CS Sedan-Ardenne », Sedan ! pour les 150 ans de la guerre franco-prussienne ! un peu de d’à-propos historique  !

De même, évitez les « Chamois Niortais » :  des chamois !  à Niort !!!

A éviter absolument,  les noms de club qui plombent tout de suite l’ambiance:  tous les ASPTT, « ASPPT », PTT, on se croirait au XXe siècle ! 

Pas le PSG non plus, trop dangereux :  il n’ y a qu’à voir comment les riverains autour du Parc des Princes  barricadent  les  appartements  au rez-de-chaussée, les jours de match …

et puis pas  le Dijon FCO, pru-den-ce …

Et Chelsea ?

Mais déjà on me fait signe en régie que je n’ai pas droit à du temps additionnel pour cette chronique !!! Par Toutatis et par Tottenham !  si tous ces noms de clubs de foot vous ont donné  mal à la tête, prenez  donc un comprimé d’aspirine  Bayer Leverkusen !

Claude Léa Schneider- Septembre 2019

Et Chelsea ?

Publié dans Chroniques, Station Simone

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STATION SIMONE nouveau site

Publié le par Claude Léa Schneider

STATION SIMONE nouveau site
STATION SIMONE nouveau site

Bonjour à tous,

Merci à tous ceux qui ont consulté ces derniers  mois ce blog un peu immobile...Et merci pour vos messages encourageants.

Cette pause, c'était pour mieux renaître. Nouvelles images, nouvelles rubriques, nouveau site de Station Simone et  nouvelle adresse : stationsimone@gmail.com

A très vite ! Claude Léa

STATION SIMONE nouveau site
STATION SIMONE nouveau site

Publié dans Station Simone

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BOITE DE PASTILLES POETIQUES CONTRE LE POPULISME-2019

Publié le par Claude Léa Schneider

BOITE DE PASTILLES POETIQUES CONTRE LE POPULISME-2019

Un grand merci à tous pour ce Printemps de l'Europe 2019 !

Toutes les pastilles sont disponibles à l'écoute en podcast sur le lien ci-dessous:

Publié dans Station Simone

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Commémorations de la Grande Guerre en habits de tous les jours

Publié le par Claude Léa Schneider

Commémorations  de la Grande Guerre en habits de tous les jours

Bernard Pivot tweetait ce dimanche 4 novembre : « Novembre est le mois le plus triste de l’année avec son jour des morts et le 11, sa victoire crépusculaire. Novembre 2018: carrément sinistre avec les commémorations des fiertés et horreurs patriotiques. »

Bien d’accord avec lui, mais il n’empêche. Ces commémorations auront au moins  le mérite de mettre en lumière des archives inédites, toujours plus proches, que l’on prend comme un coup de poing dans la figure, et  de montrer de nouvelles" horreurs patriotiques" qu’il est sain de révéler. Et puis de mettre au jour une guerre "en tenue de tous les jours" pour reprendre l'expression du journal Le Temps à propos de la réédition d'un livre (cf plus bas) de Jean Giraudoux, un auteur que l'on ferait bien de relire  aujourd'hui  dans cette actualité  dangereusement années-trentiste.

Commençons donc par  mettre nos bottes, non pour en faire dangereusement claquer les talons, mais pour aller dans les vignes de Santenay comme le décrit la 4ème de couverture du livre qui ouvre cette bibliographie : Travaux de vigne et Guerre d'usure, par Marc Sorlot, aux éditions de l'Escargot savant.

Voilà qui vous rappelle les lettres échangées par Henri Soichot, affecté en 1915 au 37e régiment d'artillerie  à Bourges,  avec sa femme Apolline.  Apolline  se partage entre l'atelier de serrurerie de la rue Berbizey à Dijon et  les  vignes familiales à Marsannay-la-Côte et cherche désespérément  de la maind'oeuvre. Pour (ré) écouter ces lettres lues par Édouard Bouyé, suivre les épisodes 8 à 14 des Inédits de la Grande Guerre sur ce lien :

http://stationsimone.free.fr/index.php/nos-podcasts/les-inedits-de-la-grande-guerre

 

Restons encore en Côte d'Or avec cet album publié en 2013 par les Éditions Sutton :

Pour en savoir davantage :

http://www.editions-sutton.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=55265

Deux éditions et deux couvertures pour les Lectures pour une ombre de Jean Giraudoux. " Publié en mars 1917, le livre se compose de trois récits, « Le retour d'Alsace, « Périple » et « Les cinq soirs et les cinq réveils de la Marne ». On y voit le sergent Giraudoux, attaché au colonel de son régiment comme secrétaire-interprète, car il parle allemand. (...) . Et c'est le récit d'autant plus hallucinant qu'il décrit sans emphase « la surface ravagée de la guerre, avec [...] toutes ses dépouilles, képis, souliers, avec une paire de bretelles étendue comme à l'étalage, avec une main raide qui sort d'un silo. »

Deux éditions récentes de ces textes de Giraudoux
Deux éditions récentes de ces textes de Giraudoux

Deux éditions récentes de ces textes de Giraudoux

Quand on lit  des journaux de l'époque, on s'aperçoit que nos fake-news du 21e siècle n'ont rien à envier à la propagande visant à rassurer l'arrière, du style "les balles allemandes ne tuent pas, elles ne font que des bleus" !

De toutes les "horreurs patriotiques" de grands romans de la fin du 20e siècle ont eu le mérite de nous éclairer sur les automutilations, les mutineries et les fusillés pour l'exemple.

Citons des livres plus récents qui s'attaquent à ces sujets:

Citons 3 livres de Jean-Yves Le Naour
Citons 3 livres de Jean-Yves Le Naour
Citons 3 livres de Jean-Yves Le Naour

Citons 3 livres de Jean-Yves Le Naour

D'autres auteurs.
D'autres auteurs.
D'autres auteurs.

D'autres auteurs.

On oublie souvent que la guerre ne s'est pas arrêtée le 11 novembre 1918 pour tout le monde et qu'elle a continué sur le front d'Orient.

"Ce n'est qu'en mars 1919 que les poilus d'Orient sont rembarqués d'Odessa avec le sentiment d'avoir injustement été les oubliés de la Grande Guerre."  source : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-front-dorient-1915-1919

Un livre paru en 2016 traite ce sujet :

Pour en savoir davantage sur cet ouvrage de Max Schiavon, suivre  lien ci-dessous :

Commémorations  de la Grande Guerre en habits de tous les jours

Enfin, terminons cette courte bibliographie complémentaire par un livre qui s'intéresse au "silence des peintres "pendant la Grande Guerre. En effet, nous avons tous en mémoire "La Guerre", le triptyque hallucinant peint par Otto Dix entre 1929 et 1932 qui se trouve actuellement à la Galerie Neue Meister  de Dresde.

En suivant le lien ci-dessous vous pourrez l'observer en détail  à l'aide de la loupe:

https://www.flickr.com/photos/mazanto/39540596595

Mais Philippe Dagen s' interroge sur le fait que les grands peintres européens de l'époque ont pour beaucoup poursuivi leurs recherches picturales personnelles (cubisme, futurisme, post-impressionnisme, expressionnisme ...) à l'écart des événements de la guerre.

Pour un compte-rendu de cet ouvrage ,vous pouvez lire l'article qui lui est consacré en  cliquant sur le lien ci-dessous.

Pour avoir travaillé un peu sur les rapports entre les peintres allemands et la Grande Guerre, j'ai pu découvrir  que si beaucoup se sont engagés volontairement  en 1914 comme Otto Dix lui-même, Max Beckmann, Ludwig Kirchner, Oskar Kokoschka, Franz Marc ... beaucoup ont rapidement déchanté !

Ou ne reviendront pas, comme comme August Macke mort à 27 ans  dès le 26 septembre 1914 dans la boucherie collective de Perthes-les Hurlus.

Ci-dessous August Macke en 1908.

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille l'excellent  livre  ci-dessous, facilement trouvable à petit prix sur le net dans sa version française chez Taschen.

Commémorations  de la Grande Guerre en habits de tous les jours

Par ailleurs, plusieurs des livres que j'ai  cités dans cet article sont disponibles à la Bibliothèque municipale de Dijon. 

L'ouvrage Travaux de vigne et guerre d'usure de Marc Sorlot est en vente Au Duché de Bourgogne, place de la Libération à Dijon.

Au moment où je termine cet article, je découvre la couverture du Télérama de cette semaine (ci-dessous). Non, ne vous inquiétez pas les gars, cette commémoration du centenaire a ravivé des souvenir familiaux, même enfouis, nous a fait vous connaître plus intimement.  On ne va pas vous laisser tomber. On ne va pas laisser retomber sur vous cette lourde  dalle du centenaire. On ne vous oubliera pas. Et on continuera à vous évoquer car vous êtes LA génération sacrifiée dans une horreur absolue. Et nous vous devons bien cela.

 

Commémorations  de la Grande Guerre en habits de tous les jours

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Détournons la barricade #1

Publié le par Claude Léa Schneider

"La barricade Jeannin" en inversion polaire !

"La barricade Jeannin" en inversion polaire !

Commençons par le commencement : non loin de la rue Jeannin, il y a la place du 30 octobre que vous avez peut-être déjà traversée à pied, à vélo, en voiture ou sous toute forme de mobilité moderne qu'il vous plaira. Savez-vous pourquoi elle se nomme "Place du 30 octobre et de la Légion d'Honneur" ? Ce nom évoque la Guerre de 1870-71 qui opposa la France à la Prusse (l'Allemagne). La statue que vous voyez en son centre commémore la 1ère bataille de Dijon, bataille particulièrement sanglante, au cours de laquelle les troupes  françaises appuyées par les Dijonnais, ont tenté de résister aux Prussiens. Il est arrivé des mésaventures à cette statue du sculpteur Paul Cabet, jugée trop révolutionnaire avec son bonnet phrygien, dont l'original se trouve maintenant à Nuits St Georges ! Mais c'est une autre histoire que je vous raconterai un jour prochain.

 

Vous promenant dans ce même quartier Jeannin de Dijon, vous avez peut-être déjà remarqué ce buste  de Garibaldi, en haut à droite du mur en trompe-l’œil sur la placette à l'angle de la rue Jean-Jacques Rousseau et de la rue Auguste Comte.

Garibaldi, à la tête de l'Armée des Vosges, a prêté main forte à la défense de Dijon et a remporté, près du château de Pouilly (qui se trouve au nord de Dijon, tout à côté du centre commercial de la Toison d'Or) une des rares victoires françaises dans cet immense désastre qu'a été la Guerre de 1870, au cours de laquelle la France a perdu les territoires d'Alsace et de Lorraine.

La barricade de la rue Jeannin, Édouard Paupion, 1871© Direction des Musées, musée de la Vie bourguignonne Perrin de Puycousin, Dijon (photo. François Perrodin)

La barricade de la rue Jeannin, Édouard Paupion, 1871© Direction des Musées, musée de la Vie bourguignonne Perrin de Puycousin, Dijon (photo. François Perrodin)

Et que s'est-il passé rue Jeannin ? Le célèbre tableau "La barricade de la rue Jeannin" peint par Édouard Paupion en 1871, dont on a tiré nombre de cartes postales, se trouve actuellement  au Musée de la vie bourguignonne de Dijon.

Observons-le un instant : dans un cadrage qui montre une vue d'ensemble de la rue Jeannin, le peintre a illustré la résistance héroïque de la population dijonnaise. Le 30 octobre 1870, au carrefour de la rue Jeannin  avec la rue Paul Cabet, une barricade constituée de matériaux de fortune est âprement défendue par des soldats et des civils, tandis qu'au loin éclate un obus.

C'est en souvenir de cet événement que l'association Jeannin Janime souhaite instaurer une fête conviviale annuelle "Jeannin se met sur son 30" le samedi le plus proche du 30 octobre.

La Fête #1 a eu lieu samedi 27 octobre 2018, et je vous en parlerai dans un prochain article. Mais Jeannin Janime a d'autres projets.

Détournons la barricade #1

Revenons à notre question initiale : contre quoi dresserions nous une barricade aujourd'hui ? Et vous, contre quoi dresseriez-vous une barricade ? Contre le gaspillage ? contre le plastique ? Contre les préjugés et les idées reçues ? ....

Car en 2020, pour les 150 ans de l'événement, Jeannin Janime souhaite proposer aux habitants du quartier, aux scolaires et aux institutions culturelles qui déjà  s'associent à cette folle aventure, de participer à des reconstitutions modernes, détournées ou décalées du fameux tableau "La barricade de la rue Jeannin" sur le lieu même de l'événement. Ce projet prend de l'ampleur. Alors, si l'envie d'y participer vous tente, rejoignez-nous, ou apportez-nous vos idées. C'est facile !

Fête des voisins organisée par Jeannin Janime

Fête des voisins organisée par Jeannin Janime

Parce que l'association Jeannin Janime organise pour tous ceux qui le souhaitent, du quartier Jeannin ou d'ailleurs - et même de beaucoup plus loin !- fête des voisins, pique-nique de rue, déco de fin d'année, animations de Noël, galette des rois, conférences, printemps de poètes, lectures chez les commerçants, fleurissement, vide-grenier ...

Parce qu'un quartier vivant et agréable pour tous l'est aussi pour soi, et aussi parce qu'un élan de convivialité réchauffe le cœur où que l'on se trouve.

Rejoignez-nous !

jeanninjanime@gmail.com

https://www.facebook.com/jeanninjanime/

https://twitter.com/ @JeanninJanime     

Détournons la barricade #1

Cet article vous a intéressé-e, mais vous voudriez davantage de précisions historiques ? Patience, cela viendra : ce # 1 est une mise en bouche.

Vous voulez laisser des commentaires ? Vous avez des idées (folles) à nous proposer? N'hésitez pas,  vous pouvez l'écrire sur ce blog, je le lirai, je  vous répondrai mais ça ne sera pas publié.

Dans tous les cas, suivez le fil conducteur : "Détournons la barricade"

A suivre.

 

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Grande Guerre : deux romanciers d'aujourd'hui

Publié le par Claude Léa Schneider

Mathurin Méheut (1882-1958 ) Le salut au mort, photo musée Mathurin Méheut à Lamballe.

Mathurin Méheut (1882-1958 ) Le salut au mort, photo musée Mathurin Méheut à Lamballe.

Puisque  STATION SIMONE, avec les Archives départementales de la Côte d’Or, diffuse, dans les Inédits de la Grande Guerre, de larges extraits des lettres d’Apolline Soichot qui confie à son mari, affecté à Bourges, le roman intime de son quotidien dijonnais,  que nous partageons ses soucis et que ses mots simples nous touchent,   interrogeons-nous un instant sur ce que nous apportent, au-delà du devoir de mémoire,  les écrivains de notre temps qui écrivent encore et toujours , et pour notre plus grand intérêt,  des romans sur la Grande Guerre.

Une documentation  renouvelée et enrichie de la mise à disposition, voire en  ligne, des Archives ?

Une parole libérée des censures et du non-dit social qui a régné longtemps,  une parole qui ose parler par exemple des fusillés pour l’exemple et des automutilations ?

 Une nouvelle distance critique sur le patriotisme?

Un texte  dépouillé de beaucoup de  réalisme technique  des combats,  écrit  dans une langue contemporaine qui nous touche davantage ? Car  qui comprend encore l’argot de l’époque des dialogues entre Poilus, des expressions comme  se mettre « un cintième de casse-pattes dans l’cornet » « chez une mouquère de l’endroit» (Henri Barbusse, Le Feu) ?

Une plus grande aptitude stylistique -cinématographique-  à mettre en scène la violence ?

 Une meilleure prise en compte du rôle de l’armée d’Afrique ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Grande Guerre : deux romanciers d'aujourd'hui

 L'écriture moderne, même de facture classique nous procure une plus grande peut-être une plus grande proximité de sentiments.

Un roman comme  Les Champs d’honneur de Jean Rouaud (Editions de Minuit, prix Goncourt 1990) m’a fait ressentir « de l’intérieur » tout un registre d’émotions intimes, comme, par exemple, ce passage de la permission d’Emile : 

« Entrant en tenue de soldat dans la chambre, à la tombée de la nuit, il s’approche sans bruit du berceau, se penche avec précaution pour ne pas verser sur cette petite chose endormie les tumultes de la  guerre – abasourdi  de joie soudain par ces minuscules poings serrés sur des songes blancs, ses cheveux d’ange, le trait finement ourlé de ses yeux clos, le réseau transparent de ses veines, l’inexprimable fraîcheur de son souffle qui trace sur la main meurtrie d’Émile comme une invitation au silence. Soulevant le voile de mousseline, Mathilde présente son œuvre à son grand homme. Car elle le voit grand  dans sa triste tenue de combat qui sent la sueur, la poussière, l’infortune des armes. »

Jean Rouaud et Mathurin Méheut, Eclats de 14, Dialogues.

Jean Rouaud et Mathurin Méheut, Eclats de 14, Dialogues.

Eclats de 14  met en résonance les images des Croquis de guerre de  Mathurin Méheut, peintre breton mobilisé et survivant de quatre années de tranchées,  avec le texte poétique écrit spécialement   en regard par Jean Rouaud pour la commémoration de la Grande Guerre.

ci-dessous quelques liens pour en savoir davantage.

Dans un tout autre style, Laurent Gaudé, né en 1972,(Prix Goncourt 2004) nous émeut dans Cris par son style dépouillé à l’extrême et par  l’âge qu’avait le romancier lorsqu’il a écrit ce roman : 29 ans.

L’âge moyen des Poilus. Ecrire en 2001, à 29 ans, un roman « de l’intérieur » sur la Grande Guerre ...

Laurent Gaudé, Cris, 2001 (Actes Sud Babel)

Laurent Gaudé, Cris, 2001 (Actes Sud Babel)

Et pour rester sur le même auteur, venez assister  le 7 avril au spectacle du prochain GUEULOIR du Petit Cîteaux

GUEULOIR #6 extraits de "De Sang et De Lumière" de Laurent GAUDE

Le samedi 7 avril 2018 à 19 heures
Au 18, rue Charlie Chaplin (Petit Citeaux) Dijon

Avec Christian SAUVAGE (piano) et Elisabeth BARBAZIN (voix)

"Je veux une poésie du monde qui voyage, prenne des trains, des avions, plonge dans des villes chaudes, des labyrinthes de ruelles. Une poésie moite et serrée comme la vie de l’immense majorité des hommes. Je veux une poésie qui connaisse le ventre de Palerme, Port -au-prince et Beyrouth, ces villes qui ont visages de chair, ces villes nerveuses, détruites, sublimes, une poésie qui porte les cicatrices du temps et dont le pouls est celui des foules…

L’écriture ne m’intéresse pas si elle n’est pas capable de mettre des mots sur cela. Qu’elle maudisse le monde ou le célèbre mais qu’elle se tienne tout contre lui. Nous avons besoin des mots du poète, parce que ce sont les seuls à être obscurs et clairs à la fois. Eux seuls posés sur ce que nous vivons, donnent couleurs à nos vies et nous sauvent, un temps, de l’insignifiance et du bruit." Laurent GAUDE

 

Grande Guerre : deux romanciers d'aujourd'hui
Photos Archivves départementales de la Côte d'Or
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Grande Guerre : de "la Pyro" (Bourges) à Dijon

Publié le par Claude Léa Schneider

"la Pyro" à Bourges (photo Archives départementales du Cher)

"la Pyro" à Bourges (photo Archives départementales du Cher)

Ce n° 8 des Inédits de la Grande Guerre commence une série de sept épisodes consacrés à de larges extraits de  lettres d'Apolline Soichot à son mari, Henri Soichot qui était serrurier rue Berbisey à Dijon.

Henri Soichot est mobilisé et affecté à Bourges au 37e régiment d'artillerie. Ce régiment regroupe des ouvriers et des techniciens qui étaient chargés de la fabrication des obus de 75.

Il est  personnellement affecté aux ateliers de fabrication des fusées éclairantes, la "Pyro".

La famille Soichot  a des vignes à Marsannay-la-Côte. Apolline se partage  entre l'atelier de la rue Berbisey qu'elle essaie de maintenir en activité avec l'aide des vieux ouvriers et les vignes de Marsannay.

Les lettres d'Apolline forment une sorte de chronique de la Grande Guerre vue de Bourgogne

Pour écouter des extraits de ses lettres de mars 1915, cliquez sur le lien STATION SIMONE en fin d'article.

Pour rester dans le thème de la correspodance pendant  la Grande Guerre

Pour rester dans le thème de la correspodance pendant la Grande Guerre

Photos Archives départementales de la Côte d'Or
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Vignes, vin et Grande Guerre

Publié le par Claude Léa Schneider

image-fournie-Historial-Peronne-montrant-poilu-tenant-plusieurs-bouteilles_2_729_1095

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Au front,  bien des Poilus vignerons pensent à leurs vignes, tandis que leurs épouses essaient de mener à bien le travail nécessaire sur les exploitations, à la recherche d'aides valides ... Suivez l'épisode 7 des Inédits de la Grande Guerre.

Pas de roman (à ma connaissance) à vous proposer qui décrive le travail des femmes aux vignes pendant la Guerre de 14, hélas. Si vous en connaissez, merci de proposer des titres en commentaire.

En revanche, on trouve quelques ouvrages et des articles récents sur le rôle du vin pendant la Grande Guerre.

Pour écouter Les Inédits de la Grande Guerre, c'est ici chaque mercredi à 14h et chaque dimanche à 20h.

https://www.radionomy.com/fr/radio/21stationsimone/index

en podcast : http://stationsimone.free.fr

Nouveau : vous pouvez aussi cibler ce code à l'aide de votre mobile (téléchargez une application gratuite comme "Scanner QR")         R

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Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre
Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre
Des livres dans lesquels on trouve des chapitres sur le vin pendant la Grande Guerre

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Photos Archives départementales de la Côte d'Or
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Grande Guerre : Louis Pergaud et Roland Dorgeles

Publié le par Claude Léa Schneider

Grande Guerre : Louis Pergaud et Roland Dorgeles

Episode 6 : "Rien ne vaut la Bourgogne."

Alors que les Poilus bourguignons sont ballottés au gré des affectations, des ordres et des contre-ordres, plus d'un pense avec nostalgie à sa chère Bourgogne !

Retrouvez ces inédits lus par Edouard Bouyé, directeur des Archives départementales de la Côte d'Or sur STATION SIMONE.

Bourgogne et Franche-Comté : une occasion de vous présenter le Carnet de guerre de Louis PERGAUD  publié pour la première fois en intégralité  en ... 2011 !

Carnet de guerre, de Louis Pergaud. Éditions établie par Françoise Maury. Suivi d'Un tombeau pour Louis Pergaud, par Jean-Pierre Ferrini. Le Mercure de France, 158 p., 6,80 €.

Louis PERGAUD, né en 1882 à Belmont  près de Besançon (Doubs), passe la première partie de  sa (courte) vie dans sa Franche-Comté natale où il fut instituteur et eut tout le loisir d’observer le langage et les jeux des gamins que l’on retrouve dans La Guerre des Boutons (qu’il écrit cependant à Paris en 1912), et la vie des bêtes  dans De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910 (opposé à Colette et Apollinaire …). Le Roman de Miraut, chien de chasse paraît en 1913.

Il est mobilisé le 3 août 1914 et, bien que pacifiste et antimilitariste, il  part tout de même dans l’enthousiasme, comme tant d’autres. Mais il déchante vite. Dès le 1er jour de sa mobilisation il  note sur son carnet au jour le jour et presque toujours dans l’urgence sa vie de Poilu.

Son carnet s’arrête au  6 avril 1915.  En effet le 7 avril 1915, il écrit à sa femme : « Je te conterai plus tard des histoires émouvantes et terribles, et gaies aussi …En attendant, il faut s’armer de patience et de courage. »

Louis Pergaud en tenue militaire. Photo http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/recits/lp2.jpg

Louis Pergaud en tenue militaire. Photo http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/recits/lp2.jpg

Dans la nuit du 7 au 8 avril 1915, dans le secteur des Eparges, l’ordre arrive d’attaquer la cote 233. Louis PERGAUD  dirige le peloton de tête. Au matin, il est porté « disparu ». Il avait 33 ans.

Fiche militaire de "Louis PERGAUD porté disparu" ici :

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czoxMzoic3BlY2lmX2N

Son corps n’a jamais été retrouvé, cependant on en sait peut-être davantage aujourd’hui sur les circonstances exactes de sa mort.

Pour en savoir davantage, voir le chapitre « mort » ainsi que les notes d’y rapportant   de cet article : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pergaud

On peut penser que les notes laconiques et crues du Carnet de  PERGAUD étaient destinées à être reprises ultérieurement sous une forme plus élaborée.

Pour en savoir davantage sur le  Carnet de guerre  de Louis Pergaud, lire des commentaires et divers liens, je vous recommande le site Babelio :

https://www.babelio.com/livres/Pergaud-Carnet-de-guerre-suivi-deUn-tombeau-pour-Louis-/317700

 

 

 

Autre ouvrage publié en 2006 par "Connaissance de la Meuse"

Autre ouvrage publié en 2006 par "Connaissance de la Meuse"

Et puisque "Rien ne vaut la Bourgogne", une occasion de revenir sur un livre célèbre  qui a été écrit à Longvic (Côte d'Or)

 

Car ce  n'est pas un hasard si le collège de Longvic (21355) s'appelle Roland DORGELES.

Roland DORGELES (1885-1973), qui vivait à Paris dans le quartier de Montmartre, s'engage en 1914, rejoint en 1915 l’aviation française et devient instructeur. Il loge au 9, route de Dijon à Longvic, et entre deux séances d'instruction, il travaille à son roman Les Croix de bois qu'il termine en 1917.

 

Le roman Les Croix de bois paraît après guerre,en 1919, reçoit le prix Femina après avoir manqué de peu le prix Goncourt qui est attribué  à  A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel PROUST par  6 voix  contre 4 ...

Six voix d'un jury qui a fort heureusement décelé tout ce que PROUST avait de novateur, car même si le roman de Roland DORGELES est un témoignage poignant de la Grande Guerre vécue au jour le jour, le style en lui-même n'apporte rien de vraiment  nouveau. Mais ce livre le rend immédiatement célèbre.

En plus des Croix de bois  Roland DORGELES consacre quatre ouvrages à l'épreuve de la guerre et des tranchées, dans des genres très divers !

La machine à finir la guerre (1917)

La Cabaret de la Belle Femme (1919)

Saint Magloire (1922)

Le Réveil des Morts (1923)

il entre ...à l'Académie Goncourt en 1929 et écrit de très nombreux romans, reportages, récits de voyages.

Une citation : "Serons-nous jamais lavés de tant de souffrance ?"

 

 

cliquez sur la flèche pour découvrir les 5 couvertures.
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Le pont de Longvic : la plaque se trouve à droite de l'enseigne bleue que l'on aperçoit tout à fait à droite de la photo.

Le pont de Longvic : la plaque se trouve à droite de l'enseigne bleue que l'on aperçoit tout à fait à droite de la photo.

Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud)  d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.
Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud)  d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.

Statue de Pergaud à Besançon (parc Micaud) d'après Bourdelle et plaque Dorgelès à Montmartre.

Photos Archives départementales de la Côte d'Or
Photos Archives départementales de la Côte d'Or

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